par SNUDI-FO 02 | lundi 15 juin 2026 | Actualités
Un groupe de travail s’est tenu le vendredi 12 juin 2026 à l’initiative du DASEN : une carte scolaire ascendante… en adéquation avec l’aménagement du territoire.
Présents
Administration : M. Aubert, M. Bouvet, M. Vaas, Mme Moreschi
Organisations Syndicales : SNUDI-FO 02 (Élodie Jonneaux, Thomas Ruelle), FSU, UNSA, SGEN
La réflexion menée est le fruit d’une commande ministérielle. Comment maintenir un réseau de qualité malgré la baisse démographique ? (1 700 000 élèves en moins d’ici 2035). Ce sont 18 départements, dont l’Aisne, qui ont été choisis pour proposer une carte scolaire ascendante, avec la possibilité de proposer des dispositifs innovants.
Les élèves de l’Aisne représentent 27% des élèves de l’Académie (1er et 2nd degré). L’IPS y est plus bas que la moyenne et n’évolue pas.
Le réseau d’éducation prioritaire est bien présent.
Dans l’Aisne, 42 400 élèves dans le public répartis dans 453 écoles et 2 215 classes, soit 92% des élèves (86 au niveau national).
60% de nos communes n’ont pas d’école d’où la nécessité de veiller à la distance école/domicile.
L’éducation nationale est le plus gros employeur du département avec environ 9 500 salariés.
La baisse démographique provient d’une baisse de la natalité (-32% entre 2011 et 2024).
Le nombre de femmes en âge de procréer a baissé de 14% dans l’Aisne contre 0,8% au niveau national.
Dans l’Académie, la baisse est importante, régulière et sans rupture. Dans l’Aisne, la baisse de 20% sera environ 2 fois plus importante qu’ailleurs.
2015 : 55 800 élèves => 2035 : 37 000 élèves
Cette baisse va naturellement affecter les collèges et les lycées.
Le E/C est passé de 23 en 2017 à 19 en 2025 (17 en Thiérache). Même si la perte de postes est inévitable sur les prochaines années, le dasen s’engage à faire valoir les particularités du territoire pour maintenir le E/C actuel.
Les enjeux de l’expérimentation sont donc:
– école au centre des enjeux d’aménagement du territoire.
– transformer la carte scolaire en projet de territoire partagé.
– proposer une feuille de route départementale en juillet.
– septembre : échanges ien/élus pour proposer une carte scolaire à long terme.
– octobre: observatoire des dynamiques rurales et territoriales.
Discussions: les particularités des territoires pourraient amener à des rapprochements école/collège avec l’accueil des cm2 au collège par exemple en vue de garantir la pérennité des établissements.
Le SNUDI-FO 02 revendique que la baisse démographique doit servir à l’amélioration des conditions d’apprentissages de tous les élèves et à l’amélioration des conditions de travail de tous les personnels et non à des fermetures massives de postes !
par SNUDI-FO 02 | mardi 9 juin 2026 | Actualités
Dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, le Gouvernement a créé un congé supplémentaire de naissance (CSN). Plusieurs décrets parus au Journal Officiel du 31 mai 2026 viennent préciser les modalités pratiques de ce nouveau dispositif. Son entrée en vigueur est prévue au 1er juillet 2026 avec effet rétroactif pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2026.
Il octroie à chaque parent (fonctionnaire ou contractuel), 1 à 2 mois de congés indemnisés. Les parents peuvent le prendre en même temps ou en alternance, et le fractionner s’ils le souhaitent en 2 périodes d’1 mois. Il s’agit d’un droit individuel et personnel, non transférable d’un parent à l’autre. Chaque parent dispose de son propre droit.
Ce congé supplémentaire de naissance doit être pris dans un délai maximal de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant dans le foyer. Et il ne peut démarrer qu’après expiration des congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption auxquels le parent a droit.
Il peut être pris par les parents d’un enfant :
– né ou adopté à compter du 1er janvier 2026 ;
– ou dont la naissance était prévue à cette date.
Pour les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou nés avant le 1er janvier mais dont la naissance était prévue à compter du 1er janvier 2026), ce délai de 9 mois est décompté à partir du 1er juillet 2026, date d’entrée en vigueur des décrets d’application (et non à partir de la naissance). Le congé devra donc débuter au plus tard le 31 mars 2027 si vous êtes concerné par cette période de naissance.
Le congé supplémentaire de naissance permet un maintien partiel des revenus. L’indemnisation s’élève à :
– 70 % de la rémunération globale (traitement indiciaire + primes et indemnités selon les modalités fixées par le décret n° 2010-997) le 1er mois ;
– 60 % de la rémunération globale le 2e mois.
Il faut informer l’employeur au moins 1 mois avant la date du début de congé et préciser la date de prise du congé, sa durée et, s’il devait être fractionné, les dates de ce fractionnement. Ce délai est rapporté à 15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou un congé d’adoption.
Le dispositif encadre strictement les possibilités de cumul avec d’autres prestations.
Ne pas hésiter à contacter le SNUDI-FO 02.
par FNEC FP-FO | lundi 1 juin 2026 | Actualités
Le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale par 440 voix contre 122.
+ 36 milliards d’euros pour les armées (d’ici à 2030) V/S – 6 milliards d’euros dans le budget de l’Etat et de la Sécu = le gouvernement utilise la guerre et l’augmentation sans fin des dépenses militaires pour tourner le dos à nos revendications !
Ce projet de loi militaire, c’est aussi militariser la jeunesse !

La FNEC FP-FO soutient toutes les initiatives prises pour le retrait de cette loi de programmation militaire, pour l’augmentation des salaires et la préservation des services publics.
Les dispositifs propagandistes visent à détruire l’École dans ses fondements en en faisant un lieu d’endoctrinement.
Communiqué à télécharger :
par SNUDI-FO | lundi 1 juin 2026 | Actualités
Actualisation de la programmation militaire :
FO s’inquiète d’un nouveau régime d’exception
Ce nouveau régime d’exception pourrait ouvrir à de nouvelles restrictions de libertés, notamment syndicales, et de nouvelles dérogations au droit du travail, comme nous avons pu en connaitre lors des épisodes de crise sanitaire.
FO s’oppose à cette disposition et appelle les parlementaires à la rejeter lors du dernier examen du texte.
Communiqué à téléchargé :
par FNEC FP-FO | mercredi 27 mai 2026 | Actualités
Monsieur le Recteur,
Bien que nos départements de l’Oise, de l’Aisne et de la Somme soient actuellement classés en vigilance verte par Météo France, la réalité du terrain au sein des écoles, collèges, lycées et services administratifs est tout autre. Les températures ressenties et mesurées à l’intérieur des locaux non climatisés augmentent de manière alarmante, exposant quotidiennement les personnels et les usagers à des risques sérieux pour leur santé et leur sécurité.
Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur prévoit explicitement, dans sa section 3, que lorsque les mesures de prévention mises en œuvre demeurent insuffisantes au regard des conditions climatiques, l’arrêt de l’activité doit être décidé. Or, force est de constater que dans de nombreux établissements de notre académie, les dispositions actuelles se limitent à des ventilateurs qui ne font que brasser de l’air chaud et s’avèrent manifestement insuffisantes pour rendre les locaux supportables.
L’expérience des années précédentes légitime pleinement nos inquiétudes. L’an passé, des enseignants, des AESH et des directeurs d’école nous ont alertés sur la multiplication de malaises survenus dans des classes surchauffées. Les élèves en sont également les premières victimes, manifestant des symptômes préoccupants tels que des nausées, des saignements de nez ou des maux de tête violents. Nous ne pouvons pas attendre qu’une situation dramatique survienne pour agir.
Dans ce contexte, la FNEC-FP FO de l’académie d’Amiens porte deux exigences majeures pour lesquelles nous sollicitons votre intervention immédiate.
D’une part, concernant la protection absolue des personnels vulnérables, nous vous demandons d’octroyer de plein droit des Autorisations Spéciales d’Absence avec maintien intégral du traitement pour les agents les plus exposés aux effets d’une chaleur intense, notamment les femmes enceintes et les personnels souffrant de pathologies chroniques.
D’autre part, concernant l’aménagement du temps scolaire et de service, nous avons pleinement conscience que le pouvoir de fermeture des locaux relève de l’autorité préfectorale. C’est pourquoi nous vous demandons solennellement d’interpeller les Préfets de l’Oise, de l’Aisne et de la Somme afin qu’ils ordonnent, a minima l’après-midi, la fermeture des établissements scolaires et administratifs qui ne disposent pas d’un système de climatisation ou de rafraîchissement adapté.
L’État, en tant qu’employeur, doit assumer ses obligations légales découlant du Code du travail et du décret n° 2025-482. Les recommandations élémentaires de prévention ne suffisent plus face à l’inadaptation thermique chronique du bâti scolaire.
Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à cette situation d’urgence et vous prions d’agréer, Monsieur le Recteur, l’expression de notre considération distinguée.
Jean Pierre SIMOULIN
Coordinateur Interfnec académique
Courrier à télécharger :
par SNUDI-FO | jeudi 21 mai 2026 | Actualités
Lundi 11 mai, les députés ont voté contre la généralisation des pôles d’appui à la scolarité (PAS).
Les PAS visent à restreindre et contourner les notifications MDPH et à mutualiser toujours plus des AESH plus corvéables que jamais.
Le ministre Geffray ne s’en cache pas : « Nous avons besoin de ces PAS. J’en ai vu dans l’Aisne et j’en ai vu en Côte d’Or. On constate dans deux départements différents avec deux réalités différentes le même résultat : – 6% de prescription d’AESH ».
Dès le vote des députés contre la généralisation des PAS, la FNEC FP-FO s’est adressée au ministre pour exiger qu’il respecte le vote de la représentation nationale, qu’il abandonne définitivement leur mise en place.
Avec sa fédération, le SNUDI-FO exige :
– L’abandon des PAS et des PIAL !
– L’annulation de toutes les suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires !
– Le maintien et développement des établissements sociaux et médico-sociaux.
Communiqué à télécharger :