Les directeurs : de futurs managers dociles !

Les directeurs : de futurs managers dociles !

Evaluation et formation des directeurs :
la ministre confirme son intention de transformer les directeurs en managers dociles

Dans le droit fil de la loi Rilhac et du décret du 14 août 2023, le ministère vient de publier deux textes règlementaires relatifs à la direction d’école :
– la circulaire du 20 mars 2024 relative aux modalités d’évaluation des directeurs d’école ;
– l’arrêté du 21 mars 2024 portant organisation de la formation des directeurs d’école.

Une évaluation spécifique pour mettre les directeurs sous pression !

Alors que les directeurs, comme tous les autres enseignants, sont déjà évalués dans le cadre de leurs rendez-vous de carrière, quel est donc l’objectif de cette évaluation spécifique sinon de les maintenir sous pression, d’accélérer la transformation des directeurs d’école en managers chargés d’appliquer les contre-réformes ministérielles au sein d’une école territorialisée et, le cas échéant, de les retirer de leur poste comme le permet le décret du 14 août 2023 ?

Il s’agit aussi de mettre en place une formation préalable à l’inscription sur la liste d’aptitude, de  trois jours, sans préciser sur quel temps institutionnel…

Les directeurs n’ont pas besoin d’évaluation spécifique ou d’un statut particulier mais d’une augmentation des quotités de décharges, d’une réelle revalorisation (100 points d’indice pour tous), d’une aide administrative statutaire et d’un allègement des tâches.

Le SNUDI-FO maintient toutes ses revendications !


240416 Communiqué SNUDI-FO évaluation et formation des directeurs


Communiqué à télécharger :

Projet de loi Fonction publique … ou contre la Fonction publique ?!!!

Projet de loi Fonction publique … ou contre la Fonction publique ?!!!

Le Ministre Guérini a reçu le 9 avril les organisations syndicales représentatives pour présenter son projet de loi Fonction publique : le contour de ce projet de loi poursuivra la casse du statut général des fonctionnaires, déjà entamée par la loi de la transformation de la Fonction publique.

1)  le salaire au mérite : en totale contradiction avec la mission de service public, l’égalité des droits, l’égalité de traitement des usagers ainsi qu’aux principes fondateurs du Statut général des fonctionnaires. C’est la mise en place d’un salaire à la tête du client.

2) la modification à terme et en profondeur des grilles indiciaires statutaires C, B et A.


20240409-COMMUNIQUE-Projet-de-loi-FP-ou-contre-la-FP


Communiqué de presse à télécharger :

Retour de toutes les communes  à la semaine de 4 jours !

Retour de toutes les communes à la semaine de 4 jours !

Comme en Gironde, décidons la mobilisation pour le retour de toutes les communes à la semaine de 4 jours !

Le SNUDI-FO n’a cessé d’organiser la résistance pour un rythme unique dans toutes les écoles du pays, la semaine de 4 jours sur une année scolaire de 36 semaines et la stricte séparation entre le scolaire et le périscolaire.

Quelques communes, dans l’Aisne aussi, maintiennent pourtant contre vents et marées la semaine de 4,5 jours.

Plusieurs communes sur le territoire annoncent ou sont sur le point d’annoncer d’ailleurs leur retour à la semaine de 4 jours à la rentrée 2024 : Angoulême (Charente), Tarnos (Landes), Vire Normandie (Calvados)…

Dans cette situation le SNUDI-FO exige :
– le retour à la semaine de 4 jours (sur 36 semaines) dans toutes les communes, toutes les écoles !
– l’arrêt de la territorialisation de l’Ecole publique, la stricte séparation du scolaire et du périscolaire et l’abandon des projets éducatifs de territoire (PEdT) !
– l’abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer : ce n’est pas aux communes de décider des rythmes scolaires !

Si ton école fonctionne en 4,5 jours, contacte le SUNDI-FO 02.


240411 Communiqué SNUDI-FO rythmes scolaires


Communiqué à télécharger :

Tous en grève dès mardi 2 avril !

Tous en grève dès mardi 2 avril !

Pour la création des postes nécessaires, pour l’abandon du « choc des savoirs », tous en grève dès mardi 2 avril !

La colère gronde dans les établissements scolaires : enseignants et parents exigent l’abandon du « choc des savoirs » et la création des postes nécessaires !

Le « choc des savoirs » instituerait un véritable tri social à travers les groupes de niveau, accentuant immanquablement les inégalités scolaires.

De plus, le BO du 18 mars relatif au choc des savoirs précise l’objectif du gouvernement : associer les enseignants du 1er degré aux groupes de niveau en mathématiques et en français. Dans un premier temps dans le cadre du Pacte, mais ensuite ?

Ecoles, établissements sociaux et médico-sociaux : les postes manquent partout ! Et les 692 millions d’€ de nouvelles restrictions budgétaires que le gouvernement vient d’annoncer dans l’Education nationale augurent d’une nouvelle aggravation de la situation alors que les conditions de travail sont déjà intenables !

Dans ce contexte, le SNUDI-FO appelle les personnels du 1er degré à se réunir dès maintenant, y compris avec leurs collègues du 2nd degré et les parents d’élèves pour décider des moyens de défendre ces revendications communes.

Le SNUDI-FO invite les personnels à déposer leur déclaration d’intention de grève à partir du 2 avril pour être en capacité de reconduire immédiatement la grève !


GREVE


Communiqué à télécharger :

Redoublement et « choc des savoirs »

Redoublement et « choc des savoirs »

Dans le cadre du « choc des savoirs », un décret (Décret n° 2024-228) est paru le 16 mars 2024 relatif à l’accompagnement pédagogique des élèves et au redoublement.

Dorénavant, l’avis de l’IEN chargé de la circonscription du premier degré n’est requis qu’en cas de 2e redoublement ou 2e saut de classe.

Pour le passage dans la classe supérieure, il est tenu compte des progrès de l’élève réalisés dans le cadre des activités prévues dans les dispositifs d’accompagnement. Dans le cas où ces dispositifs n’ont pas permis de pallier les difficultés importantes d’apprentissage rencontrées par l’élève, un redoublement peut être décidé par le conseil des maîtres présidé par le directeur d’école. La décision de redoublement fait l’objet d’un dialogue préalable avec les représentants légaux de l’élève. (Article 3 du décret)

Ainsi, ce nouveau décret retire la mention à l’avis que devait donner l’IEN sur la proposition d’un premier redoublement notamment.

Le SNUDI-FO rappelle que le conseil des maîtres reste souverain sur les décisions de passage et de redoublement, l’avis de l’IEN n’étant qu’« un avis consultatif » et qu’en aucun cas, il ne s’agit d’un avis suspensif comme cela peut parfois être présenté.

Cependant, dans la continuité de la loi Rilhac, le Directeur d’école « préside » ce conseil des maîtres laissant entendre que la décision de maintien ou de saut de classe lui appartiendra au final. 

A noter aussi que, dorénavant, on ne parle plus de « proposition » de redoublement mais de « décision » de redoublement qui sera adressée aux parents d’élèves. S’ils sont en désaccord avec la décision du conseil des maîtres, les parents pourront alors former un recours auprès de la Commission Départementale d’Appel prévue à l’article D. 321-8 dans « d’un délai de quinze jours » 

Concernant la maternelle, seuls les enfants de maternelle bénéficiant d’un dossier à la MDA (Maison Départementale de l’Autonomie) peuvent bénéficier d’un maintien si celui-ci est acté par la CDA (Commission des Droits et de l’Autonomie). L’article D. 351-7 du code de l’Education renvoie la décision d’un maintien à l’école maternelle à la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.

Le nouveau décret précise que, concernant les élèves en situation de handicap, « Lorsqu’elle porte sur un élève en situation de handicap, la décision de redoublement ou de raccourcissement est prise après avis de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré. »
Il est à noter, dans le texte, que les équipes pédagogiques peuvent demander « l’avis du médecin scolaire » dans l’examen de la situation de l’élève.

L’accompagnement des élèves par le biais des PPRE est modifié : l’article 1 de ce décret modifie l’article D311-12 du Code de l’éducation à propos de l’accompagnement pédagogique des élèves, notamment la mise en place des PPRE, en rajoutant que « Les actions sont conduites au sein de la classe, sur périodes scolaires et le cas échéant hors temps scolaire. Avec l’accord des responsables légaux de l’élève, et sur la base du volontariat des professeurs, le programme de réussite éducative peut également inclure la participation à des stages de réussite organisés lors des vacances scolaires dans la limite de trois semaines par an. »

Contacte le SNUDI-FO 02 en cas de problèmes.