COMMUNIQUE INTERSYNDICAL

COMMUNIQUE INTERSYNDICAL

La préservation du pouvoir d’achat nécessite un meilleur partage de la richesse

A l’heure où les conflits sociaux se multiplient pour obtenir des revalorisations salariales légitimes au moins à la hauteur du taux d’inflation, la question du pouvoir d’achat est centrale pour les travailleurs et travailleuses. Alors que les débats commencent à l’Assemblée nationale sur cet enjeu prioritaire, nos organisations respectives réaffirment ensemble que le sujet relève également des politiques salariales dans les branches, les entreprises et la Fonction publique. Parce qu’elles considèrent que le salaire relève du partage des richesses, les organisations syndicales et de jeunesse sont unanimes sur le fait que le sujet prioritaire doit être l’augmentation des salaires, des retraites et pensions, des minimas sociaux et des bourses d’études.

Une succession de mesures ponctuelles et majoritairement financées par l’Etat ne peut constituer un ensemble suffisant pour répondre à l’urgence. Réduire les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, exige avant tout des mesures visant à une meilleure répartition des richesses au profit des salariés. Le salaire doit demeurer la base d’un partage des richesses rééquilibré en faveur des salariés. La prise en charge de mesures de pouvoir d’achat est aussi de la responsabilité des employeurs privés comme publics.

Les organisations syndicales et de jeunesse réaffirment que le SMIC doit demeurer un salaire d’embauche et qu’il ne peut pas être une trappe à bas salaires maintenant les salariés au SMIC toute leur carrière professionnelle.

La conditionnalité des aides aux entreprises est aujourd’hui un impératif. Elle doit permettre aux branches professionnelles et aux entreprises de mener des politiques plus concrètes en matière sociale et environnementale, notamment par le dialogue social. Le futur débat parlementaire doit permettre d’avancer notamment sur cette conditionnalité des aides aux entreprises qui ne jouent pas le jeu en matière salariale.

Les organisations syndicales et de jeunesse rappellent que ces exonérations et allègements de cotisations mettent à mal notre système de protection sociale collective.

Nos organisations conviennent de se réunir à nouveau début septembre afin de poursuivre leurs échanges.

 

Paris, le 12 juillet 2022

Groupe Blanchet  départemental des directeurs d’école

Groupe Blanchet  départemental des directeurs d’école

Ce groupe de travail, présidé par M. Sébille (DASEN), réunit des directeurs d’écoles de toutes les circonscriptions du département (tailles et configurations d’écoles variées) dont Pauline Declerck, représentante du SNUDI-FO de l’Aisne, en présence de M. Pinel (IEN-A), M. Joliat (référent départemental pour les directeurs d’école). Il s’est tenu le jeudi 16 juin 2022.

Actualités départementales 

Le plan « grandes chaleurs » est enclenché, les consignes ont été envoyées par mail aux écoles.

Mouvement intra départemental : les résultats pourraient paraître de façon légèrement anticipée par rapport au calendrier prévisionnel (23 ou 24 juin).

Un CTSD se tiendra le 30 juin concernant les mesures d’ajustement de la carte scolaire. Les documents préparatoires seront transmis le 21 ou 22 juin aux organisations syndicales.

Situation sanitaire : la situation est plus calme actuellement au niveau départemental, mais il faut rester vigilants.

Pilotage pédagogique des écoles

Plan lecture : Cette année scolaire, 42 écoles ont été concernées, les enseignants de CP ont bénéficié de 7 jours + 2 jours de formation. M. le DASEN indique que les progrès sont très nets sur les évaluations de mi-année.

Des directeurs remontent les retours positifs des enseignants de leur école concernés qui ont apprécié les formations et les échanges Ils relèvent cependant que les visites dans les classes sont très nombreuses.

Liaison école-collège : Forte disparité de fonctionnement au niveau départemental. Certains directeurs présents témoignent de fonctionnements efficaces et dynamiques. Ce sujet est mis à l’ordre du jour du prochain groupe Blanchet, à la rentrée 2022.

Projet d’école : la « 2e journée de pré-rentrée » sera consacrée au projet d’école (6h, à répartir comme on le souhaite, avant les vacances de la Toussaint). Sauf pour les écoles ciblées par une évaluation d’école avant décembre, puisque le projet d’école découlera des observations faites lors de l’évaluation. Fabien Plé est l’IEN en charge de ce dossier. Tout sera rempli, disponible et modifiable en ligne, sur l’intranet.

Le SNUDI-FO sera vigilant à ce que les obligations règlementaires de service (en l’occurrence les 108 heures annualisées) soient respectées.

Evaluations d’école : Environ 20% des écoles du département seront concernées. Les écoles ciblées seront informées avant la fin de l’année scolaire. Des regroupements d’écoles pourront avoir lieu surtout en milieu rural : évaluation de toutes les écoles d’un RPI ou de toutes les écoles d’un secteur de collège. 

Le SNUDI-FO s’oppose à ce dispositif qui achèverait la territorialisation et l’autonomie de l’école et qui s’articule avec toutes les mesures du Grenelle-PPCR (fusion des corps d’inspection, loi Rilhac, accompagnement permanent des personnels, expérimentation marseillaise…). Le SNUDI-FO 02 invite tous les collègues touché(e)s par ces évaluations d’école et qui souhaitent les refuser à le contacter rapidement. Déjà, avec FO de nombreux collègues refusent cette logique managériale et territoriale (Paris, Haute-Garonne, Indre-et-Loire, Val-de-Marne, Lozère, Savoie, …). Le Bureau National du SNUDI-FO dans son relevé de décision du 17 juin 2022 rappelle que rien dans les obligations réglementaires de service et le statut ne permet d’imposer les évaluations.

Loi Rilhac

Le décret du 28/4 crée la mission de référent pour la direction d’école.

Dans le département, Fabien Joliat reste référent à temps plein l’année prochaine  (contrat de 3 ans renouvelable 1 fois). Il a reçu sa lettre de mission rédigée par M. le DASEN.

Pour rappel, suite à l’intervention de la FNEC FP-FO lors du groupe de travail préparatoire au CTM, la formule : « Le référent direction d’école peut se voir confier des missions spécifiques d’encadrement du 1er degré d’enseignement » (qui plaçait clairement les référents de direction comme une hiérarchieintermédiaire) a été supprimée.

Formation continue des directeurs

La semaine de la direction d’école s’est tenue du 9 au 13 mai. Les directeurs de 4 classes et plus pouvaient tous participer sur la base du volontariat sur leur journée de décharge. 107 directeurs sur 273 ont participé. Les ateliers suivants étaient proposés : pilotage pédagogique, projet d’école, climat scolaire / phare / valeurs de la République, conduite de réunions

Les directeurs de  à  classes des circonscriptions du Soissonnais et Tergnier pouvaient également  participer en étant remplacés : 17 sur 44 se sont portés volontaires.

En tout, 124 directeurs du département ont participé.

Formation initiale des directeurs d’école

Les nouveaux directeurs 2021 termineront leur formation initiale en septembre/octobre 2022 (calendrier de la formation perturbé par le COVID).

Les nouveaux directeurs 2022 partiront en formation du 27 juin au 1er juillet.

Décharges de direction

Les écoles de 13 classes et plus passent de ¾ de décharge à une décharge complète.

Les écoles de 12 classes passent de ½ décharge à décharge complète.

Les écoles de 6 et 7 classes passent de ¼ de décharge à 1/3 de décharge.

Les 1/3 de décharge correspondent à 1 journée hebdomadaire plus une 2e journée toutes les 3 semaines. Si la personne réalisant les compléments de service décharge 2 directeurs à 1/3 de décharge dans des écoles proches, il est possible d’avoir 1 jour et demi de décharge par semaine.

Le SNUDI-FO revendique l’augmentation des quotités de décharge pour toutes les écoles ! Pas d’école sans décharge hebdomadaire !

Intranet

Présentation de l’espace thématique accessible via le profil directeur.

Entretiens AESH

Certains directeurs ont été sollicités pour mener des entretiens d’évaluation des AESH de leur école. Pourtant le document indique bien la mention « supérieur hiérarchique ». M. le DASEN indique que bien qu’il ne soit pas supérieur hiérarchique, l’entretien peut être mené par le directeur dans les situations qui ne posent pas de problème particulier.

Le SNUDI-FO refuse le transfert des tâches et compétences des IEN vers les directeurs.

Groupe Blanchet – rentrée 2022

La composition du groupe Blanchet reste la même pour l’année scolaire prochaine, à l’exception de 2 directeurs partant en retraite qui seront donc remplacés par d’autres directeurs de leurs circonscriptions respectives.

Le SNUDI-FO continuera à porter ses revendications :

– Abandon du projet de loi Rilhac ! Non au transfert de compétences des IEN vers les directeurs!
– Augmentation des quotités de décharge pour toutes les écoles ! Pas d’école sans décharge hebdomadaire!
– Recrutement massif et immédiat de personnels sous statut pour permettre ces augmentations!
– Une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous les directeurs !
– Versement de la prime à tous les directeurs y compris ceux en poste en 2019-2020 !
– Une aide administrative statutaire –et pas des services civiques -dans toutes les écoles !
– Un allègement significatif des tâches, avec le respect du décret de 89 sur la direction d’école !
– Augmentation de 20% de la valeur du point d’indice et attribution immédiate de 49 points d’indices net supplémentaires pour tous les personnels, soit 183€ net par mois, comme l’ont obtenu les hospitaliers !

Concours PsyEN EDA : catastrophe avérée !

Concours PsyEN EDA : catastrophe avérée !

Les résultats du concours 2022 de recrutement des PsyEN du 1er degré (EDA) sont catastrophiques : 126 admissibles pour 155 postes à pourvoir !

Cette crise de recrutement n’est pas isolée car elle touche aussi celui des professeurs des écoles (CRPE) où nous constatons un effondrement du nombre de candidats admissibles notamment à Versailles, 484 admissibles pour 1430 postes proposés, ou à Paris, 180 admissibles pour 219 postes proposés…

Cette baisse du recrutement est aussi à mettre au crédit de la création du statut des PsyEN en 2017, suite à la fusion des corps des psychologues scolaires du 1er et des Copsy du 2nd degré. Contrairement à l’UNSA, la FSU et le SNALC, le SNUDI-FO et sa fédération, la FNEC FP FO, s’étaient opposés à la création de ce nouveau corps en 2017 en votant contre le décret instituant ce nouveau corps.


La situation, déjà intenable, s’annonce donc catastrophique dans les écoles à la rentrée 2022.

Le SNUDI-FO, avec la FNEC FP-FO, n’abandonne pas sa revendication de recrutement massif de personnels sous statut de fonctionnaire d’Etat et exige pour cela :
– l’abandon de la masterisation et de la réforme Blanquer des concours ;
– le retour à un recrutement à Bac+3 notamment par la mise en œuvre immédiate d’un concours exceptionnel, avec une véritable formation professionnelle initiale rémunérée et la possibilité pour un PE de partir en formation du même type que le DEPS ;
– l’abandon de l’obligation vaccinale pour les PsyEN ainsi que les autres personnels touchés par cette mesure ;
– l’augmentation de 22% de la valeur du point d’indice.

Le SNUDI-FO ne se résout pas à la catastrophe annoncée et prend contact avec les autres organisations syndicales afin de discuter d’initiatives communes en direction du nouveau ministre.

La rentrée 2022 ne peut avoir lieu dans de telles conditions !


220523 Communiqué SNUDI-FO Concours PsyEN


Communiqué à télécharger :

Grille salariale des AESH : de qui se moque-t-on ?!?

Grille salariale des AESH : de qui se moque-t-on ?!?

Un décret, paru le jeudi 20 avril 2022, porte l’indice majoré minimum à 352 à compter du 1er mai, afin d’éviter que des agents ne perçoivent un traitement inférieur au SMIC.

Cette mesure est totalement inadaptée, et ne règle en rien le fait qu’il y a plus de 700 000 smicards dans la Fonction publique, ne compense absolument pas la perte du pouvoir d’achat subie depuis 20 ans par tous les agents.

Pour y répondre, la valeur du point d’indice doit augmenter de 22 % !

Inacceptable : les AESH des 2 premiers échelons de la grille salariale, tant vantée par Macron et Blanquer en octobre, sont rémunérés en dessous du SMIC.

La FNEC FP-FO revendique plus que jamais :
– l’augmentation de la valeur du point d’indice et une véritable grille salariale des AESH,
– l’arrêt des temps partiels imposés et un temps plein pour 24h d’accompagnement.

Pour FO, l’ouverture de réelles négociations sur les salaires est une urgence !


AESH

Communiqué à télécharger :

Référent direction d’école

Référent direction d’école

Alors que le ministre prépare la fusion des corps d’inspection et la suppression du corps des IEN pour 2023, le décret n° 2022-724 du 28 avril 2022 relatif à la mission de référent direction d’école met en œuvre l’article 4 de la loi Rilhac, loi dont le SNUDI-FO demande l’abrogation.

Ce décret définit les attributions, les règles de désignation et d’exercice ainsi que les modalités de rémunération des référents direction d’école (« un ou plusieurs par département »).

Le décret définit les missions du référent direction d’école (article 3) qui :
–  assure l’accompagnement des directeurs d’école dans l’exercice de leurs missions en répondant à leurs demandes de conseil et d’appui méthodologique.
– facilite la fluidité et la transversalité des échanges entre les directeurs d’école dans le département dans lequel il exerce.
– favorise la mutualisation des pratiques professionnelles entre directeurs.
– contribue à la conception et à l’animation d’actions de formation des directeurs d’école. »

Chaque année, ce référent recevra « une lettre de mission » de la part du DASEN qui fixera « les axes prioritaires d’action ». (Article 4). Cette mission de référent de direction d’école « peut être confiée à tout directeur d’école en exercice justifiant d’au moins quatre années d’exercice » (article 5).

Il faudra candidater sur ce poste à profil qui donnera lieu à un avis de publication précisant la fiche de poste, le périmètre d’intervention ainsi que les modalités de candidature. Une commission de 3 membres (dont obligatoirement un IEN et un directeur exerçant depuis 5 ans minimum) examinera et auditionnera les candidats. Les personnes retenues par le DASEN le seront « dans le respect de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ».

Si la mission est renouvelée, il ne faudra pas repasser par ce mode de recrutement. (Article 6).

Au niveau des conditions d’exercice, ces directeurs référents poursuivent leur carrière dans leur corps (Article 7) et sont nommés pour 3 ans, renouvelable 1 fois, sous la responsabilité du DASEN (Article 8). Ils bénéficient d’une décharge de direction supplémentaire qui est cumulable avec celle de leur école. (Article 9). Ils bénéficient, 6 mois avant la fin de leur mission, d’une évaluation de la part du DASEN sur les axes prioritaires qui leur ont été assignés. Cette évaluation donnera lieu à un entretien et à un compte-rendu. (Article 10).

Toutefois, il sera possible de mettre fin à cette mission à la demande de l’intéressé ou dans « l’intérêt du service », seulement si un entretien préalable avec le DASEN a été effectué. (Article 11).

Au niveau de la rémunération, le référent direction d’école percevra « l’intégralité du régime indemnitaire, la bonification indiciaire et la nouvelle bonification indiciaire qui lui sont versés au titre de ses fonctions de direction » (Article 12).

Le SNUDI-FO rappelle son opposition aux postes à profil.

Décharges de direction

Décharges de direction

Alors que la loi Rilhac va imposer aux directeurs la délégation de compétences de l’autorité académique et l’autorité fonctionnelle, modifiant ainsi en profondeur leur place dans l’école et les accablant de nouvelles tâches, le décret n° 2022-541 du 13 avril 2022 fixe le régime des décharges de service des directeurs d’école à partir du 1er  septembre 2022.

Certaines quotités de décharges de direction augmentent : les écoles de 6 et 7 classes bénéficieront désormais d’un tiers de décharge (contre un quart de décharge aujourd’hui) et les écoles de 12 et 13 classes d’une décharge totale (contre une demi-décharge ou trois-quarts de décharge actuellement).

L’article 1 indique que ces décharges « varient selon la taille, la nature et la spécificité de l’école » et qu’elles « peuvent être exceptionnellement majorées, sur décision de l’autorité académique, en fonction de l’environnement et des conditions d’exercice spécifiques au sein de certaines écoles. » 

Pour connaitre la quotité des décharges, contacte le SNUDI-FO 02.

L’article 5 concerne les ULIS qui sont comptabilisées comme « une classe dans la définition de la quotité de décharge. » Aussi, si une école compte 5 classes ou plus et avec, au moins 3 ULIS, le directeur ou la directrice bénéficie « d’une décharge totale d’enseignement ».


L’article 3 rappelle l’organisation de ces décharges de direction en fonction des rythmes scolaires adoptées pour l’école.

=> Pour les écoles à 4 jours :

– un quart de décharge correspond à un jour par semaine ;
– un tiers de décharge correspond à un jour par semaine et soit un jour à raison d’une semaine sur trois, soit une demi-journée deux semaines sur trois ;
– une demi-décharge correspond à deux jours par semaine ;
– trois quarts de décharge correspond à trois jours par semaine ;
– une décharge totale correspond aux huit demi-journées hebdomadaires. 

=> Pour les écoles à 4,5 jours :

– un quart de décharge correspond à un jour par semaine et une demi-journée à raison d’une semaine sur quatre ;
– un tiers de décharge correspond à un jour et demi par semaine ;
– une demi-décharge correspond à deux jours par semaine et une demi-journée à raison d’une semaine sur deux ;
– trois quarts de décharge correspond à trois jours par semaine et une journée et demie supplémentaires à raison d’une semaine sur quatre ;
– une décharge totale correspond aux neuf demi-journées hebdomadaires

 

Le SNUDI-FO rappelle plus que jamais ses revendications sur la direction d’école :
– Abrogation de la loi Rilhac et de l’expérimentation Macron à Marseille !
– Augmentation des décharges de direction pour toutes les écoles ! Pas une école sans décharge hebdomadaire !
– Amélioration indiciaire pour les directeurs : 100 points d’indice pour tous !
– Aide administrative statutaire dans chaque école !