Concours réformés : austérité assurée !

Concours réformés : austérité assurée !

Le ministre Blanquer met en place à marche forcée une réforme des concours enseignants : cette réforme  impactera dès maintenant les postes et le mouvement !

Dès la rentrée 2021-2022, les concours seront repoussés en fin de M2 :  la titularisation se fera donc au plus tôt à BAC + 6 ! 

Le SNUDI-FO dénonce cette réforme d’austérité, lourde de conséquence sur les postes et le mouvement,  et exige son retrait !



Communiqué à télécharger :

Gestion des Personnels : privatisation en expérimentation !

Gestion des Personnels : privatisation en expérimentation !

Dans un communiqué du 12 mai, le SNUDI-FO faisait allusion à la mise en place dans la Somme d’une expérimentation de gestion des personnels : cette gestion devrait être confiée à une star-up ! 

La FNEC FP-FO revient avec plus de précisions sur ce « cas d’école » de l’externalisation d’un service qui mène à la privatisation de toutes les tâches effectuées par du personnel administratif.

La FNEC FP-FO réaffirme ses revendications :
– Non à la privatisation du service public ;
– Maintien de tous les emplois et recrutement de personnels sous statut ;
– Respect du statut et amélioration des conditions de travail de tous les agents.



Communiqué à télécharger :

Compte-rendu du CHSCT Départemental du 17 mai

Compte-rendu du CHSCT Départemental du 17 mai

Le lundi 17 mai, un Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail départemental était consacré à la gestion de la crise sanitaire.

Administration :
M. Sébille (DASEN), M. Bouvet (Secrétaire Général), Mme Guélou (Conseillère de prévention départementale), Dr Villette (Médecin de prévention), M. Fargues (DIPRED)

Organisations syndicales :
FNEC-FP FO 02 : Aurélie Clin, Fabrice Huraux, Elodie Jonneaux / FSU : 4 / SE-UNSA : 2


Déclarations liminaires de la FNEC-FP FO 02 et de la FSU.


Le DASEN fait un point sur les chiffres dans le département : (chiffres arrêtés vendredi 14 mai au soir)

Le taux d’incidence est de 246 dans l’Aisne, en baisse. En France il est de 183, et de 236 dans les Hauts de France. Il y a des disparités importantes dans le département : Pays de Laon : 460, Thiérache : 349, Grand Soissons : 346. Dans le sud de l’Aisne et vers St Quentin les taux sont plus bas.

Le taux de positivité est en baisse : 7,1.
Les hospitalisations sont en baisse : 188
Les réanimations sont stables : autour de 40/45

Le DASEN dresse un bilan des tests salivaires : (entre le 9/03 et le 12/05)

20 515 tests ont été réalisés. 58 sont revenus positifs ce qui correspond à 0.28% de positivité.

Cette semaine 6 500 à 7 000 tests seront réalisés : l’objectif du doublement du nombre de tests est atteint ou presque. Le taux d’engagement est important : 77 % des parents acceptent que leur enfant pratique le test. Les campagnes de tests sont prévues d’une semaine sur l’autre, en priorité là où les taux sont les plus élevés.

2 laboratoires principaux participent à cette campagne : Synlab pour le nord du département et Corcy pour le sud (+ 2 petits labos, mais à la marge). Le prélèvement se fait par « crachat » et non par écouvillon frotté dans la bouche.
14 « médiateurs covid » ont été embauchés. 

Positivité des enseignants : le DASEN a connaissance de 2 enseignants de maternelle et 3 d’élémentaire positifs.

Nombre de Classes fermées car cas positifs : 12 en maternelle, 33 en élémentaire, 32 en collège et 21 en lycée =>  98 classes fermées au 17 mai 2021.

Nombre de Classes fermées car pas de remplaçants : 32 le 17 mai 2021.

Le DASEN est alerté sur les difficultés des enseignants, et notamment des directeurs, qui font parfois face à des parents véhéments quand ils apprennent que leur enfant ne peut être accueilli à l’école faute de remplaçant.

 Le DASEN rappelle que cela concerne environ une trentaine de classes par jour sur 2 800.

5 contractuels ont été embauchés. La DSDEN a demandé au rectorat l’embauche de 3 personnes supplémentaires. Cette demande est en attente de réponse.

Force Ouvrière continue de revendiquer : ni brassage, ni renvoi des élèves à la maison ! Des recrutements immédiatement, des remplacements systématiques, tout de suite !

Concernant les infirmières scolaires : le DASEN indique que toutes les personnes volontaires sont mobilisées pour le passage des tests salivaires. La moitié des infirmières a travaillé en hôpital durant les vacances. Il salue leur engagement et leur dévouement durant cette crise.

Il est fait remarquer au DASEN que, de ce fait, elles sont moins disponibles pour le suivi des élèves, et notamment ceux qui n’iraient pas bien.

Le DASEN répond que la priorité est la lutte contre le COVID. Si on repère un élève qui va mal, il faut prendre l’attache des parents pour les orienter vers leur médecin.

La FNEC-FP FO revendique toujours le recrutement de personnels médicaux en nombre : infirmiers scolaires, médecins scolaires, médecins de prévention. Déjà bien trop en sous-nombre avant la crise, leur manque est criant en ce moment.

Concernant les Capteurs de CO2 :  Mme Guélou (Conseillère de prévention départementale) en a récupéré 10. Le DASEN a ciblé les écoles à doter pour réaliser des tests.

Le DASEN annonce que dans le cadre du plan de relance, une trentaine de maires a demandé des fonds pour les portes et fenêtres des écoles, afin d’améliorer l’aération.

Concernant les mises à jour de la FAQ : La DSDEN est parfois elle-même surprise car non avertie. Les organisations syndicales réitèrent leur demande de mettre les directeurs au courant quand il y a une mise à jour. (Les chefs d’établissement reçoivent l’information du rectorat). Le DASEN demande à Mme Guelou de s’en charger.

Il est demandé au DASEN de faire un rappel aux CDE sur les réunions à 6 personnes maximum. Le DASEN demande à être informé si on a connaissance de situations où ce n’est pas respecté, pour intervenir.

A propos de la vaccination : Des ASA (Autorisations Spéciales d’Absence) ont été refusées à des personnels de moins de 55 ans quand la vaccination ne leur était pas encore ouverte officiellement : c’était pour respecter les décisions du ministère de la Santé. Aujourd’hui toutes les demandes d’ASA pour ce motif sont étudiées avec bienveillance car la vaccination est ouverte à tous.

Si on n’est pas en état de travailler le lendemain de l’injection, alors il faut un arrêt de travail. S’il est indiqué que l’arrêt est en lien avec le COVID, il ne devrait pas y avoir de jour de carence selon le DASEN.

La FNEC-FP FO revendique une vaccination immédiate de tous les personnels volontaires, sur le temps et le lieu de travail.

La FNEC-FP FO revendique l’abrogation du jour de carence pour tous les arrêts maladie.

A propos des autotests : Pour les masques, les livraisons étaient gérées par la DSDEN. Pour les autotests elles sont gérées par le ministère. Le DASEN sait que tout le monde n’en a pas encore reçus. Les manques ont été remontés au ministère.

Il s’agit d’un marché public, donc il y a plusieurs références distribuées. Les autotests sont parfois conditionnés par 5, 10, 20 ou 25.

La 2nde livraison devrait avoir lieu cette semaine, avec une priorité pour les enseignants devant élèves.

Certaines notices comportaient des erreurs (on était positif que l’autotest marque un ou deux traits !!). L’erreur a été rectifiée.

Le DASEN rappelle que les autotests et la vaccination ne suffiront pas. Il faut continuer à appliquer les gestes barrières et l’expliquer aux élèves et aux familles.

La FNEC-FP-FO continue de revendiquer que soient fournis des masques chirurgicaux de type 2R à tous les personnels, ainsi que des masques FFP2 à tous ceux qui en feraient la demande, vulnérables ou non.

A propos de l’ouverture des piscines pour les scolaires, le DASEN conseille d’y aller avec beaucoup de prudence, surtout là où le taux d’incidence est encore élevé.

Concernant les enseignants dont la classe est fermée, mais qui ne sont pas considérés comme cas contact, le DASEN reconnait qu’ils peuvent aussi bien être en distanciel de chez eux ou de l’école.


Déclaration liminaire à télécharger :

Accueil des  M2 : obligation ou volontariat ?

Accueil des M2 : obligation ou volontariat ?

De nombreuses directions ont reçu récemment l’information qu’un(e)  M2 était nommé(e) à la rentrée prochaine. Très souvent, la décharge sera assurée par ce M2, servant ainsi d’occasion à inviter , de façon directe et impérative, la directrice ou le directeur à devenir « Maître d’Apprentissage »…  Belle promotion ! 

Y a-t-il obligation à accepter ? 

Le bulletin officiel n°49 du 24 décembre 2020 est très clair à ce sujet :  » Le tuteur de terrain est désigné, sur la base du volontariat, par l’IEN de circonscription dans le premier degré » (d. Accompagnement).

N’hésitez pas à contacter le SNUDI-FO 02.


Cliquez pour consulter le Bulletin Officiel n°49 du 24 décembre 2020.

Éducation nationale : à vendre !

Éducation nationale : à vendre !

Le manque de remplaçants est criant, quotidiennement ! Et les personnels sont confrontés chaque jour à l’application du nouveau protocole Blanquer qui prévoit de renvoyer les élèves chez eux lorsqu’un enseignant absent n’est pas remplacé.

Pour pallier ce manque, des solutions abracadabrantes et inacceptables sont trouvées : dans le 93, les animateurs de Saint-Denis sont sollicités, rémunérés par l’EN ;  dans le 80, c’est une start-up privée qui mène une expérimentation de gestion du remplacement, la solution ANDJARO !!!


C’est la casse de l’École de la République
et du statut qui est dans la ligne de mire du 110 rue de Grenelle !


Le SNUDI-FO refuse la dégradation sans fin de nos conditions de travail, la casse de notre statut et la remise en cause de l’Ecole Publique engagées par le ministre Blanquer.


Le SNUDI-FO exige la création de postes en urgence et le recrutement immédiat d’enseignants titulaires pour assurer le remplacement des collègues absents, la baisse des effectifs et l’annulation des fermetures de classes prévues à la rentrée.



Communiqué à télécharger :

Gestion des Personnels : privatisation en expérimentation !

Courrier intersyndical aux parlementaires

Les Lilas, le 10 mai 2021

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Les organisations syndicales signataires souhaitent attirer votre attention sur la situation de l’école, déjà structurellement sous dotée, après un an et demi de crise sanitaire. En conséquence, elles demandent un collectif budgétaire afin de corriger dès à présent le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public, insuffisant pour répondre aux besoins, et de préparer la discussion budgétaire de 2022 dans une perspective d’investissement massif dans l’éducation.

Les besoins créés par plus d’une année scolaire de fonctionnement du système éducatif perturbé par l’épidémie de Covid-19 sont énormes.

Nous demandons dans l’immédiat et en urgence les moyens d’assurer les remplacements et de faire face aux contraintes des protocoles sanitaires. Avec seulement quelques recrutements de personnels contractuels et d’AED, le ministère n’en a pas donné les moyens suffisants. Le remplacement continue à ne pas pouvoir être assuré correctement et on demande aux personnels en place d’en faire toujours davantage. Nous demandons a minima le réemploi des contractuel.le.s recruté.e.s dans le cadre de la crise sanitaire.

Par ailleurs, il est inacceptable que la rentrée 2021 se prépare toujours avec des moyens humains insuffisants particulièrement du fait de la suppression de 1800 emplois dans les collèges et lycées. Nous demandons des créations de postes d’enseignantes et d’enseignants, de Psy-EN, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux, vie scolaire dans les écoles, les établissements et les services pour la rentrée de septembre, pour annuler les fermetures de classes et de postes, pour répondre aux inégalités qui se creusent, pour améliorer les conditions d’études et l’accompagnement des élèves afin que les conséquences de la crise sanitaire ne reposent pas sur la jeunesse, et pour pouvoir anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire.

Concernant les besoins de rénovation du bâti et d’équipement (travaux d’adaptation des locaux pour une meilleure aération, équipement en capteurs de CO2 ou en purificateurs d’air, etc.), le gouvernement doit agir en ce sens avec les collectivités territoriales et mobiliser le plan de relance.

L’école ne pourra fonctionner, à court et à long terme, sans moyens supplémentaires. Nos organisations syndicales considèrent qu’en l’état, le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public ne sont pas à la hauteur de l’ambition éducative qui devrait être celle de la nation.

Nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs les parlementaires, en l’expression de nos salutations respectueuses.


Courrier à télécharger :