par SNUDI-FO 02 | mercredi 18 mai 2022 | Concours
La publication des résultats des épreuves d’admissibilité aux concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE) est effective ! Le Ministère cherchait bien à cacher l’inévitable : un effondrement des candidats aux concours impliquant un effondrement des candidats admissibles !
Dans certaines académies le nombre d’admissibles est en effet nettement inférieur au nombre de postes offerts aux concours, dans d’autres, il est à peine supérieur ! Au total en France, il y a 9597 candidats admissibles aux concours de professeurs des écoles pour 8323 postes proposés, c’est-à-dire un ratio de 115%… (Dans l’Aisne, 256 postes au concours externe sont à pourvoir : 320 candidats admissibles).
Le prochain gouvernement ne manquera pas d’utiliser ce taux si bas pour multiplier le recours aux enseignants contractuels, précaires et sous-payés ! Ainsi l’Académie de Versailles annonce déjà le recrutement de 700 professeurs des écoles contractuels pour la rentrée 2022 !
Pour le SNUDI-FO, il n’y a aucune fatalité à cet effondrement des candidats aux concours. Ce sont les conséquences directes du blocage des salaires et des contre-réformes successives.
Le SNUDI-FO ne se résout pas à la catastrophe annoncée et prend contact avec les autres organisations syndicales afin de discuter d’initiatives communes en direction du prochain Ministre.
La rentrée 2022 ne peut avoir lieu dans de telles conditions !
Communiqué à télécharger :
par SNUDI-FO | mardi 17 mai 2022 | Défense de l'école, Evaluation, Obligations de service
Dans les départements, les IEN, sur consigne des IA-DASEN représentants du Ministre, contactent les écoles pour tenter de leur imposer des « évaluations d’école »…pour la rentrée 2022.
Le SNUDI-FO a décidé de publier un journal spécial (lire ci-dessous) pour alerter sur les dangers de ces évaluations d’école, pour ne pas les mettre en oeuvre et pour préparer la mobilisation collective pour obtenir leur abandon !
Le SNUDI-FO revendique l’abandon immédiat des évaluations d’école rappelant qu’aucun texte règlementaire ne peut contraindre les personnels à les mettre en place, et pour ce faire, invite les écoles à adopter des motions pour exprimer leur refus, et à les faire connaître.
par FNEC FP-FO | lundi 16 mai 2022 | AESH
Un décret, paru le jeudi 20 avril 2022, porte l’indice majoré minimum à 352 à compter du 1er mai, afin d’éviter que des agents ne perçoivent un traitement inférieur au SMIC.

Cette mesure est totalement inadaptée, et ne règle en rien le fait qu’il y a plus de 700 000 smicards dans la Fonction publique, ne compense absolument pas la perte du pouvoir d’achat subie depuis 20 ans par tous les agents.
Pour y répondre, la valeur du point d’indice doit augmenter de 22 % !
Inacceptable : les AESH des 2 premiers échelons de la grille salariale, tant vantée par Macron et Blanquer en octobre, sont rémunérés en dessous du SMIC.
La FNEC FP-FO revendique plus que jamais :
– l’augmentation de la valeur du point d’indice et une véritable grille salariale des AESH,
– l’arrêt des temps partiels imposés et un temps plein pour 24h d’accompagnement.
Pour FO, l’ouverture de réelles négociations sur les salaires est une urgence !
Communiqué à télécharger :
par SNUDI-FO | vendredi 13 mai 2022 | Mouvement
A l’issue des résultats du mouvement interdépartemental, le SNUDI-FO alertait: seulement 20,44% des personnels ayant participé ont obtenu satisfaction… Du jamais vu ! (18,1 % pour l’Aisne !)
Pour de très nombreux collègues, les situations personnelles et/ou familiales sont extrêmement difficiles. Le SNUDI-FO défend d’ailleurs au ministère tous les recours qui lui ont été confiés.
C’est dans cette situation que la période d’étude des demandes d’ineats-exeats par les IA-DASEN va prochainement s’ouvrir.
Pour le SNUDI-FO les choses sont claires : tous les ineats-exeats doivent être accordés ! Les personnels doivent pouvoir travailler dans le département qu’ils demandent, où les besoins existent !
Le SNUDI-FO poursuit ses interventions au ministère en ce sens.
Communiqué à télécharger :
par SNUDI-FO | jeudi 12 mai 2022 | Métier
Un rapport de la Cour des comptes à l’attention du ministre Blanquer concernant « les inspecteurs territoriaux des 1er et 2nd degré » tombe à pic pour conforter le prochain ministre de l’Education nationale dans les orientations décidées par le futur-ex ministre Blanquer et le toujours président Macron.
Le rapport déroule le tapis rouge aux contre-réformes Macron/Blanquer et justifie le vote de la Rilhac : « Dans le 1er degré, la remise à plat de l’organisation actuelle de la circonscription et du positionnement des inspecteurs semble impossible à atteindre sans reconnaissance d’une véritable autorité fonctionnelle aux directeurs d’écoles. »
La Cour des comptes appuie ensuite la mise en œuvre des évaluations d’école et valide également la fusion des corps d’inspection annoncée par le ministre.
Le SNUDI-FO partage totalement l’appréciation portée par le secteur IEN ID-FO qui indique dans son communiqué : « Le secteur IEN ID FO combat ces contre-réformes « managériales » qui ont pour seul objectif de mettre au pas les personnels qui refusent la dégradation de leurs conditions de travail. »
Le SNUDI-FO défendra auprès du prochain ministre des revendications claires, à l’opposé des préconisations du rapport de la Cour des comptes :
– Abrogation de la loi Rilhac et abandon de l’expérimentation Macron à Marseille !
– Abandon des évaluations d’école !
– Arrêt des contre-réformes managériales issues du Grenelle et de PPCR !
Pour s’informer, pour préparer la riposte, le SNUDI-FO invite les personnels à participer nombreux aux prochaines réunions syndicales que ses syndicats départementaux organisent.
Communiqué à télécharger :
par SNUDI-FO | jeudi 12 mai 2022 | Direction
Alors que le ministre prépare la fusion des corps d’inspection et la suppression du corps des IEN pour 2023, le décret n° 2022-724 du 28 avril 2022 relatif à la mission de référent direction d’école met en œuvre l’article 4 de la loi Rilhac, loi dont le SNUDI-FO demande l’abrogation.
Ce décret définit les attributions, les règles de désignation et d’exercice ainsi que les modalités de rémunération des référents direction d’école (« un ou plusieurs par département »).
Le décret définit les missions du référent direction d’école (article 3) qui :
– assure l’accompagnement des directeurs d’école dans l’exercice de leurs missions en répondant à leurs demandes de conseil et d’appui méthodologique.
– facilite la fluidité et la transversalité des échanges entre les directeurs d’école dans le département dans lequel il exerce.
– favorise la mutualisation des pratiques professionnelles entre directeurs.
– contribue à la conception et à l’animation d’actions de formation des directeurs d’école. »
Chaque année, ce référent recevra « une lettre de mission » de la part du DASEN qui fixera « les axes prioritaires d’action ». (Article 4). Cette mission de référent de direction d’école « peut être confiée à tout directeur d’école en exercice justifiant d’au moins quatre années d’exercice » (article 5).
Il faudra candidater sur ce poste à profil qui donnera lieu à un avis de publication précisant la fiche de poste, le périmètre d’intervention ainsi que les modalités de candidature. Une commission de 3 membres (dont obligatoirement un IEN et un directeur exerçant depuis 5 ans minimum) examinera et auditionnera les candidats. Les personnes retenues par le DASEN le seront « dans le respect de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ».
Si la mission est renouvelée, il ne faudra pas repasser par ce mode de recrutement. (Article 6).
Au niveau des conditions d’exercice, ces directeurs référents poursuivent leur carrière dans leur corps (Article 7) et sont nommés pour 3 ans, renouvelable 1 fois, sous la responsabilité du DASEN (Article 8). Ils bénéficient d’une décharge de direction supplémentaire qui est cumulable avec celle de leur école. (Article 9). Ils bénéficient, 6 mois avant la fin de leur mission, d’une évaluation de la part du DASEN sur les axes prioritaires qui leur ont été assignés. Cette évaluation donnera lieu à un entretien et à un compte-rendu. (Article 10).
Toutefois, il sera possible de mettre fin à cette mission à la demande de l’intéressé ou dans « l’intérêt du service », seulement si un entretien préalable avec le DASEN a été effectué. (Article 11).
Au niveau de la rémunération, le référent direction d’école percevra « l’intégralité du régime indemnitaire, la bonification indiciaire et la nouvelle bonification indiciaire qui lui sont versés au titre de ses fonctions de direction » (Article 12).
Le SNUDI-FO rappelle son opposition aux postes à profil.