par FNEC FP-FO | samedi 15 septembre 2018 | Défense de l'école
Face à la volonté du gouvernement d’imposer coûte que coûte ses plans contre tous les droits collectifs des salariés et contre les services publics, les confédérations FO et CGT, avec Solidaires et les organisations de jeunesse appellent à la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre.
La commission exécutive de la cgt‐FO a décidé de «faire du 9 octobre une date clé de l’ensemble des combats en cours, dans le privé et le public, pour ainsi construire une mobilisation interprofessionnelle d’envergure permettant de contrer collectivement les attaques et destructions.»
Retraites, statuts, école publique, la FNEC FP‐FO n’accompagnera pas leur destruction ! Le gouvernement affiche haut et fort son intention d’aller le plus vite possible jusqu’au bout de son programme pour faire table rase de l’ensemble des conquêtes sociales. Les services publics, les statuts, les conventions collectives, la protection sociale collective, les régimes de retraites particuliers, le Code des Pensions, le paritarisme, le baccalauréat, les diplômes, les lycées professionnels, l’école publique et l’université… : tout devrait y passer. Il s’appuie sur les contre‐réformes passées pour aller encore plus loin. Plus loin dans l’application du Parcours Professionnel Carrières et Rémunérations (PPCR) que FO n’a pas signé tant il est en défaveur des agents. Plus loin dans l’individualisation des carrières et des salaires. Plus loin dans la réforme territoriale et la mise en place des régions académiques. Plus loin dans la remise en cause du statut général de la fonction publique pour privatiser, externaliser, supprimer des missions, généraliser le recours au contrat.
Dans l’Education nationale, dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, à Jeunesse et Sports, dans la Culture, à l’AFPA, les personnels refusent de subir les conséquences des coupes budgétaires et des contre‐réformes imposées à marche forcée. Ils n’acceptent pas les suppressions de postes, le blocage des salaires et des carrières, le morcellement territorial de l’école, l’abandon de la formation professionnelle aux patrons. Ils rejettent les mystifications des Ministres Blanquer
et Vidal sur le bilan de Parcoursup, qui est en réalité une machine à interdire à des milliers de bacheliers de s’inscrire à l’université. Les personnels refusent le démantèlement de leurs statuts et la remise en cause de leurs droits, en particulier les garanties inscrites dans le code des pensions civiles et militaires.
Face à cette offensive généralisée contre l’ensemble des acquis, la FNEC FP‐FO, avec sa confédération la cgt‐FO, oppose les revendications des personnels : augmentation générale des salaires, maintien de toutes les garanties statutaires, refus d’un régime universel de retraites par points et maintien de tous les régimes existants à commencer par le code des pensions civiles, non à la mise en place des régions académiques !
Revendiquer, résister, reconquérir !
La FNEC FP‐FO appelle les personnels à se réunir pour préparer la grève le 9 octobre à l’appel des confédérations et des organisations de jeunesse, pour définir, affirmer collectivement les revendications et construire le rapport de force.
9 octobre : mobilisation interprofessionnelle.
Grève et manifestations !
La FNEC FP‐FO a déposé un préavis de grève.
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par SNUDI-FO | vendredi 14 septembre 2018 | Evaluation
Le SNUDI-FO, reçu par le DGRH le 10 septembre, a rappelé son refus de PPCR dont les conséquences ne cessent de s’abattre sur les personnels.
Il a dénoncé les règles d’évaluation mise en oeuvre par PPCR, le taux d’accès à la HC injuste et inacceptable pour les PE, le caractère arbitraire et de surcroît définitif de l’appréciation portée par les autorités hiérarchiques pour l’accès à la HC. Ces dispositions interdisent de fait à des milliers de PE d’accéder à la HC dans un délai acceptable et surtout avant leur départ en retraite.
L’arbitraire doit cesser
Aux nombreux témoignages d’arbitraire et d’injustice au cours de la première campagne d’évaluation PPCR, le DGRH n’a apporté aucune explication. À notre demande du retour à un barème basé sur l’Ancienneté Générale de Service (AGS), ils ont opposé le principe même de PPCR à savoir le refus d’une carrière cylindrique, seule garante de l’accès à la HC de tous les PE avant leur départ à la retraite.
Il résulte de toutes ces dispositions des écarts de traitement en fin de carrière qui peuvent dépasser 1000 euros mensuels, un pouvoir hiérarchique décuplé dans l’obtention de promotions d’échelon et de grade.
Le ministre confirme que les appréciations des inspecteurs d’académie
resteront gravées dans le marbre ! Inacceptable !
À notre demande que les appréciations ne soient pas définitives, et qu’elles puissent évoluer positivement, parce qu’elles pénalisent les PE jusqu’à la fin de leur carrière, le DGRH a indiqué que « le caractère définitif est intrinsèque à PPCR ». Ainsi, les appréciations bien souvent injustes et arbitraires, attribuées aux collègues, devraient rester gravées dans le marbre. Pour le SNUDI-FO c’est inacceptable !
Les PE doivent bénéficier d’un taux d’au moins 17 %
12,3 % c’est 3500 promus en moins
Le refus du ministre de porter le taux d’accès à la HC pour les PE à 17 % (contre les 13,2 % actuels) comme tous les autres corps de l’Éducation nationale écarte de cette promotion 2018 au moins 3500 PE. L’écart entre les 13,2 % des PE et les 17 % appliqués à tous les autres corps de l’EN représente 3500 PE, en
effet, 13,2 % représentent 13 054 promus alors qu’un taux de 17 % représente 16 213 promus.
3500 PE qui accéderaient à un grade supérieur à la veille de leur départ à la retraite.
3500 PE qui verraient leur pension de retraite augmentée d’autant.
Signez et faites signez la pétition jointe :
« Pour l’abandon de l’évaluation PPCR des enseignants
l’arbitraire ça suffit ! »
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par SNUDI-FO | vendredi 14 septembre 2018 | Direction
Le 1er août, quelques jours avant que le ministre n’ouvre l’agenda social sur la direction d’école, la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale présente un rapport sur la direction d’école.
Que contient vraiment ce rapport ?
Prenant prétexte de la situation dégradée des directeurs créée par le refus d’augmenter les décharges, d’améliorer le régime indemnitaire, de renouveler les aides administratives et de respecter le décret de 1989, le rapport établit une liste de propositions qui bouleverseraient totalement le fonctionnement des écoles publiques, remettraient en cause nos garanties statutaires.
Suppression des écoles maternelles, de bon nombre d’écoles rurales… et retour des EPEP
Le rapport préconise de supprimer toutes les écoles maternelles en les fusionnant avec les écoles élémentaires au sein d’écoles primaires ! De la même manière, les petites écoles rurales devraient être regroupées pour permettre « l’émulation » entre les élèves et un meilleur « travail d’équipe » entre les personnels. Des milliers d’écoles seraient ainsi rayées de la carte (ainsi que les postes de directeurs) et des milliers de classes seraient fermées en globalisant les effectifs.
Le rapport préconise la mise en réseau des écoles « par bassin de vie » autour du collège du secteur pour mieux les « inscrire dans leur territoire». Ces réseaux, outre la mutualisation des locaux envisagée, préparent « des enseignements communs école/collège » avec « interventions croisées PE enseignants du secondaire ». C’est le retour aux EPEP, un projet gouvernemental rejeté à l’époque par le SNUDI-FO, le SNUipp, SUD, la CGT qui n’avait pu aboutir grâce à la mobilisation des enseignants des écoles initiée par le SNUDI-FO.
Des directeurs supérieurs hiérarchiques des enseignants
Pour manager ces nouveaux établissements constitués de regroupements d’écoles, le rapport propose de créer un statut de directeur, accessible par concours. Les « néo-directeurs » les écoles de 10 classes et plus bénéficieraient d’une décharge totale (financée par la suppression des classes générée par les regroupements).
Les directeurs des écoles de 10 classes et plus ne seraient plus des enseignants. Ce statut mettrait fin à la référence au décret de 1989 qui fait du directeur un professeur des écoles qui occupe une fonction particulière. Le lien avec la mission d’enseignement serait supprimé.
Ce « néo-directeur » serait supérieur hiérarchique des enseignants, sur la base d’une « lettre de mission » chargé entre autres de leur accorder ou de leur refuser des autorisations d’absence et serait responsable de la mise en oeuvre effective dans l’école des différents projets.
La quotité de décharge des directions d’école de 5 classes à 9 classes serait portée à 50 %.
Seuls 20 % des directeurs actuels pourraient prétendre au titre de directeur
Combien des actuels directeurs pourraient conserver un poste de direction ? La réponse est donnée par Mme Rilhac, une des deux députées ayant rédigé le rapport, « sur les 45 000 directeurs actuels, seuls 20 % d’entre eux pourraient prétendre au titre de directeur ». Pour 80 % des collègues, ce sont donc des pertes financières et de temps de décharge !
De nouvelles missions pour les directeurs d’écoles
Quant aux « néo-directeurs », ils se verraient attribuer de nouvelles missions : ils devraient gérer, voire assurer, « le remplacement des enseignants absents », devenir « le coordinateur de réseau d’éducation prioritaire », avoir des missions dans « la lutte contre la pauvreté et l’exclusion» pour « repérer les situations difficiles et orienter les familles » et même « devenir directeur du périscolaire » ! Ce nouveau statut placerait les directions d’école dans une grande dépendance de la collectivité territoriale par la tutelle du PEdT…
Le SNUDI-FO demande au ministre la satisfaction des revendications des directeurs (décharges, indemnités, aide administrative) et la non-prise en compte des propositions du rapport parlementaire
Dès le 29 juin, lors d’une audience au ministère sur la direction d’école, une délégation du SNUDI-FO, porteuse de milliers de signatures sur la pétition nationale direction d’école avait présenté les revendications en termes de décharges, de rémunérations, de conditions de travail…
Elle avait souligné notamment que dans de nombreux départements, les 4 jours annuels pour les chargés d’école et les 10 jours pour les directions d’écoles de 2 et 3 classes ne sont même pas respectés. De même, la situation de nombreuses écoles qui accueillent des ULIS, UPEAA n’est pas prise en compte alors que la quasi-totalité du temps de décharge de ces écoles est « consommée » pour le fonctionnement de ces dispositifs.
Enfin dans plusieurs départements, des DASEN refusent de comptabiliser comme des classes pour le calcul des décharges et du régime indemnitaire, les dédoublements des CP en REP et CE1 en REP+ ; les collègues directeurs de ces écoles se retrouvent dans les faits avec plus de classes, plus d’enseignants et parfois moins de décharge, voire un régime indemnitaire diminué.
La délégation avait aussi rappelé que les réunions de directeurs avec les IEN ne pouvaient se dérouler en dehors du temps de travail des collègues. Elle avait fait part de son inquiétude à ce sujet et avait saisi le ministère de situations particulières de départements dans lesquels, alors que ces réunions se déroulaient jusqu’à maintenant sur le temps des animations pédagogiques, les DASEN annoncent que dorénavant elles se tiendraient sur la base du bénévolat !!!
Le SNUDI-FO revendique :
■ La non-prise en compte par le ministère des propositions contenues dans le rapport de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale ;
■ L’augmentation des décharges de service, le maintien intégral et l’extension des cadres départementaux plus favorables ; pas un directeur sans décharge statutaire hebdomadaire ;
■ La prise en compte dans tous les départements de toutes les classes dans le calcul des décharges de direction, y compris les CP et CE1 dédoublés en Éducation prioritaire ;
■ Une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous ;
■ Une aide administrative pour chaque directeur avec des emplois statutaires de la Fonction publique ;
■ La tenue de toutes les réunions durant le temps scolaire avec le remplacement du directeur par un titulaire-remplaçant ;
■ Le transfert de la responsabilité de la rédaction des PPMS aux mairies, dans le cadre du plan communal de sauvegarde ;
■ Le rétablissement du cadre national de l’école publique et l’arrêt des processus de territorialisation, afin de préserver les directeurs comme leurs adjoints des ingérences et pressions locales ;
■ L’attribution de l’ensemble des postes de direction au barème (AGS) ; non aux postes profilés !
■ Le respect du décret de 1989 fixant les missions des directeurs.
Alors que dans le cadre de l’agenda social, le ministre va organiser des réunions sur la direction d’école, le SNUDI-FO vient de s’adresser au ministre pour lui demander de ne pas retenir les propositions du rapport de la commission des affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale, propositions qui ne peuvent pas faire l’objet d’expérimentations comme cela semble être le cas dans l’Ain, et nous sollicitons l’ouverture de négociations sur les revendications concernant la direction d’école.
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par SNUDI-FO | samedi 8 septembre 2018 | Psychologues
Conséquence de la mise en place du nouveau corps des PsyEN, fusionnant les ex-psychologues scolaires et les ex-COP, à laquelle la FNEC FP-FO s’est opposée, le mouvement intra académique des psychologues de l’éducation nationale du 1er degré (les PsyEN EDA) est devenu académique et non plus départemental.
Cette modification s’est accompagnée de l’impossibilité pour les PsyEN EDA de postuler sur des postes précis, dans une école de rattachement. Lors des mutations intra-académiques 2018, les PsyEN EDA n’ont pu émettre des voeux que sur des circonscriptions voire sur des zones encore plus étendues.
À l’annonce de cette régression, dans plusieurs départements et académies, le SNUDIFO et la FNEC FP-FO ont sollicité les inspecteurs d’académie et les recteurs pour que les PsyEN EDA puissent à nouveau postuler sur des postes précis rattachés à une école.
Le 30 mai, le SNUDI-FO a formulé la même demande au ministre de l’Éducation nationale.
Le SNUDI-FO expliquait notamment : « Cette évolution n’est pas acceptable pour nos collègues : en effet, dans certaines circonscriptions, les différents secteurs sur lesquels les PsyEN sont susceptibles d’être affectés sont très étendus.En demandant une circonscription, et non plus un poste précis, un PsyEN peut ainsi se retrouver à des distances très importantes de son domicile, parfois des dizaines de kilomètres.
Par ailleurs, cet état interdit, de fait, aux PsyEN de demander à exercer dans un RASED précis, au côté de maîtres E et de maîtres G avec qui ils souhaitent travailler en particulier. Cette nouvelle disposition est donc de nature à limiter le droit à mutation des personnels. Beaucoup hésiteront à demander leur mutation en n’ayant aucune garantie sur le secteur dont ils auront la charge.»
Le 4 juillet, les services du ministère ont répondu favorablement à la demande du SNUDI-FO :
« La circulaire 2014-107 du 18 août 2014 indique que les personnels des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), dont les psychologues intervenant dans le 1er degré font partie, doivent être affectés administrativement dans une école de leur périmètre d’intervention. (…)
Pour le mouvement 2019, mes services ont d’ores et déjà demandé la modification de l’application relative au mouvement intra académique afin de faire figurer l’école de rattachement administratif.»
Ainsi, lors des mouvements intra-académiques 2019, tous les PsyEN EDA pourront postuler sur des écoles précises. Le SNUDI-FO se félicite de cette réponse positive du ministère et vérifiera son application dans chaque académie.
• Le SNUDI-FO invite les PsyEN EDA à rejoindre Force Ouvrière, le syndicat libre et indépendant qui agit dans l’intérêt des personnels.
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par SNUDI-FO 02 | jeudi 6 septembre 2018 | CSASD/CDEN
Aujourd’hui avait lieu le CTSD de rentrée qui a pour but de faire des ajustements de postes suite aux effectifs constatés lors de la rentrée.
La FNEC-FP FO 02 était représentée par Caroline Ponthus et Julien Schneider.
Déclaration liminaire de la FNEC-FP FO 02 (à lire en PJ), de la FSU, l’UNSA, du SGEN-CFDT.
Réponse du DASEN aux déclarations
Les conditions de rentrée : Il y a 800 élèves en moins dans le 1er degré et la tendance se confirme pour les années à suivre. Malgré cela, des postes nous sont octroyés de par les caractéristiques spécifiques de notre département.
Remarque de FO : Même si la tendance démographique confirme une baisse d’élèves dans le 1er degré, les conditions de travail ne sont pour autant pas meilleures. Encore beaucoup trop de classes frôlent ou dépassent les 30 élèves et les moyens de suivent pas. Sans parler de l’inclusion systématique qui crée parfois des situations très problématiques.
Pour cette rentrée 2018, il est à noter une amélioration des ressources humaines, il y a quelques unités en plus …c’est beaucoup mieux que l’an passé.
Cette année il n’y a pas de possibilité de recours à la liste complémentaire , donc il n’y aura que le recrutement de contractuels. Seules les démissions sont compensées par l’élargissement de la liste principale.
Remarque de FO : La FNEC-FP FO demande l’ouverture immédiate de la liste complémentaire pour palier le manque d’enseignants. Elle demande également l’ouverture de postes supplémentaires aux concours. FO a toujours dénoncé le recrutement de contractuels en lieu et place de postes statutaires.
Les évaluations de rentrée sont vraiment des évaluations diagnostiques dans le but d’aider les enseignants à repérer les difficultés susceptibles de freiner les apprentissages des élèves.
Remarque de FO : Le ministre de l’Education souhaite faire basculer l’école dans la «culture de l’évaluation». A travers ce chantier, présenté comme «un puissant outil de transformation de l’école», se déclinent toutes les orientations gouvernementales c’est‐à‐dire le démantèlement de la Fonction publique et donc de l’école.
Pour la rentrée de 2018, le nombre d’emplois AESH est en augmentation grâce à la transformation des CUI en AESH. Il y a donc plus d’heures pour les élèves. Pour le DASEN, toutes les notifications devront très vite être mises en place, il n’y a à priori pas de tension de personnels. Si l’AESH n’est pas encore nommé, c’est certainement à cause d’une notification tardive et/ou de l’optimisation géographique de l’AESH et du profil du handicap.
Remarque de FO : FO demande le recrutement des AESH sous Statut, l’arrêt de l’inclusion systématique et le rétablissement des structures spécialisées pour les enfants non scolarisables en milieu ordinaire.
Ajustements 1er degré :
Ouvertures :
- Courtemont Varennes
- Epaux Bézu
- Nogentel
- Bucy les Pierrepont
- Savy
- Soissons St Waast
Abandon de fermetures :
- Charmes
- Liesse Notre Dame
Attentions particulières :
- Sissonne avec un poste de BD en soutien
- Cuffies
- Pommiers
Fermetures de postes :
- Mercin et Vaux (car pas accueil des élèves de Pommiers)
- RPI Ebouleau/ Chivres en Laonnois / Goudelancourt les Pierrepont (Glissement de postes à Bucyles Pierrepont et Liesse – 1 fermeture dans l’opération)
- 1 BD et 1 BFC qui ne sont pas pourvus
Remarque de FO : La FNEC-FP FO revendique l’ouverture de classes dans toutes les écoles où cela est nécessaire pour améliorer les conditions de travail des élèves et des enseignants.
La FNEC-FP FO dénonce les fermetures de classes qui mettent les équipes dans des situations parfois très difficiles et qui dégradent les conditions de travail et d’apprentissage.
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par FNEC FP-FO | mercredi 5 septembre 2018 | Evaluation, Métier
Le ministre de l’Education souhaite faire basculer l’école dans la «culture de l’évaluation». A travers ce chantier, présenté comme «un puissant outil de transformation de l’école», se déclinent toutes les orientations gouvernementales du nouveau «contrat social dans la Fonction publique» et de CAP 22 : c’est‐à‐dire le démantèlement de la Fonction publique.
L’évaluation, c’est la généralisation des évaluations nationales des élèves, déjà mis en place en CP, CE1, 6ème et 2nde. Ce sont aussi les classes «100% réussite», et les personnels du 1er degré soumis à des obligations de résultats. Mais Jean‐Michel Blanquer et Edouard Philippe ont également annoncé le 1er août la création au 1er trimestre 2019 d’une agence nationale de l’évaluation «pour assurer une évaluation régulière et transparente des établissements scolaires». Il s’agit de mettre en place un pilotage des établissements et de ses personnels par les résultats.
Ce chantier est totalement imbriqué dans celui de la réforme territoriale et participe aux mêmes objectifs : la fin du cadre national de l’école, la fin des garanties statutaires de ses personnels, la marche à la privatisation de l’école.
En annonçant la fusion des académies pour janvier 2020, le ministre n’a pas caché les visées de la réorganisation territoriale : renforcement de l’autonomie des EPLE, recrutement des agents par le chef d’établissement, partenariat renforcé avec les collectivités de rattachement. Pour y parvenir, le ministre sait qu’il va lui falloir s’attaquer à toutes les garanties statutaires des personnels, inscrites dans un cadre collectif national. C’est à cette fin qu’il a présenté aux organisations syndicales son «agenda social», qui, selon lui, devrait encadrer toutes les discussions jusqu’à la fin 2019.
Parmi les mesures annoncées :
‐ une prime d’intéressement collectif, la prime REP +, distribuée en fonction du mérite et des résultats au regard du projet local,
‐ le développement des postes à profils,
‐ des dispositifs de « RH de proximité », déployés au sein même des établissements,
‐ une « professionnalisation » de la formation initiale, avec un recrutement d’AED‐enseignants, sous contrat de droit public, corvéables et jetables à merci…
L’évaluation PPCR contre les règles collectives et le droit à la carrière
Le Ministre entend exploiter à fond les outils mis en place par ses prédécesseurs : les mesures PPCR et en particulier l’évaluation des personnels enseignants, que FO a toujours combattues. Conçus dès le départ comme des outils de gestion des Ressources Humaines pour individualiser les rémunérations et conformer les personnels au projet territorial, l’évaluation des personnels est au coeur de l’agenda social du ministre pour mettre en place la fameuse « RH de proximité ». Les récentes campagnes de promotion à la Hors‐Classe et à la Classe exceptionnelle ont d’ailleurs confirmé les analyses de FO : PPCR, c’est l’intronisation d’une gestion individuelle de la carrière au détriment des règles collectives. En clair, c’est l’arbitraire local, ouvrant la voie à une contractualisation et à un devoir de résultat.
L’agenda social du gouvernement n’est pas le nôtre
Dans l’audience intersyndicale convoquée par le ministère sur l’agenda social, la FNEC FP‐FO est intervenue en défense des statuts, des salaires, du droit à la carrière, et de défense de toutes les garanties collectives de toutes les catégories, titulaires et contractuels. Elle a indiqué qu’elle n’accompagnerait pas les contreréformes dans l’Education nationale, ce qui n’a pas été le cas de toutes les fédérations qui ont cherché à trouver un consensus, y compris pour justifier la rémunération au mérite dans le cadre de la classe exceptionnelle.
Pour la FNEC FP‐FO, il y a urgence à mettre un coup d’arrêt au saccage de l’école républicaine et au démantèlement des statuts. Face aux mesures de ce gouvernement qui, miné par les affaires et les crises, annoncent la poursuite de ses contre‐réformes, et en particulier une réforme systémique des retraites, la FNEC FP‐FO entend préparer la mobilisation des personnels de l’Education nationale dans un cadre interprofessionnel, en défense du statut de fonctionnaire d’Etat t du Code des Pensions civiles et militaires.
Lire l’article en format PDF : Evaluation FNEC