Journée du 7 février

Journée du 7 février

Les Organisations Syndicales dénombrent près de 2 millions de manifestants sur toute la France.

Les chiffres du Ministère avoisinent les 800 000 manifestants. Ces chiffres ne prennent pas en considération la Zone A, déjà en vacances scolaires. Cette zone comprend les 8 Académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers.


Communiqué de l’Intersyndicale :

Le gouvernement et les parlementaires ne peuvent pas être sourds à cette mobilisation puissante.
Avec près de 2 millions de manifestants, ce 7 février a confirmé, s’il était encore nécessaire, la très forte détermination à refuser le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement.

Depuis le 19 janvier, des millions de travailleurs et travailleuses, du public comme du privé, jeunes et retraité.e.s, de plus en plus exaspérés de ne pas être entendus par le gouvernement, se sont mobilisé.e.s, par la grève et/ou ont manifesté sur l’ensemble du territoire.
La population soutient plus que jamais la totalité des organisations syndicales professionnelles et de jeunesse qui s’oppose au recul de l’âge légal de départ à 64 ans et à l’allongement de la durée de cotisations. Plus de 9 travailleurs sur 10 rejettent la réforme, plus des 2/3 de la population soutiennent les mobilisations.

De nombreux experts se font entendre pour dénoncer l’injustice et la brutalité de cette réforme. Ils pointent des éléments justificatifs insuffisants, peu quantifiés voire erronés.
Une démocratie qui fonctionne se doit d’être à l’écoute de la position largement majoritaire de la population qui s’oppose à cette réforme. Face à un gouvernement toujours sourd, alors que l’examen du projet de loi a débuté hier à l’Assemblée nationale, les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités en rejetant ce projet de loi.

L’intersyndicale appelle toute la population à manifester encore plus massivement le samedi 11 février sur l’ensemble du territoire pour dire non à cette réforme. D’ici là, elle invite à interpeller les députés et sénateurs et à multiplier les actions, initiatives, réunions ou assemblées générales partout sur le territoire, dans les entreprises et services, dans les lieux d’étude, y compris par la grève.
L’exécutif portera l’entière responsabilité des suites de ce mouvement social inédit par son ampleur et désormais ancré dans le paysage social. Le gouvernement doit retirer son projet sans attendre la fin du processus parlementaire.

L’intersyndicale annoncera le samedi 11 février les suites de cette mobilisation.

Paris le 7 février 2023

Réunissons- nous dans nos écoles pour décider des suites ! On peut gagner ! On va gagner !

Réunissons- nous dans nos écoles pour décider des suites ! On peut gagner ! On va gagner !

Après le premier avertissement lancé le 19 janvier,

c’est une véritable lame de fond qui a déferlé mardi 31 janvier !

Dans le Maine-et-Loire, l’AG « estime que la reconduction les 6, 7 et 8 février prochain permettrait d’étendre la grève qui gagne aux côtés des autres secteurs déjà mobilisés. »

L’intersyndicale appelle « toute la population à se mobiliser par la grève et la manifestation encore plus massivement le mardi 7 février puis le samedi 11 février pour dire non à cette réforme« .

Le SNUDI-FO appelle les personnels à se réunir dans les écoles pour discuter de la suite à donner à la grève massive du 31 janvier.

Le SNUDI-FO appelle les personnels à être massivement en grève mardi 7 février.



Communiqué à télécharger :

Fermeture de milliers de classes, peine de « deux ans ferme »…  Tous en grève mardi 31 janvier, puis décidons des suites !

Fermeture de milliers de classes, peine de « deux ans ferme »… Tous en grève mardi 31 janvier, puis décidons des suites !

Exécutant zélé de la politique de liquidation des services publics décidée par le gouvernement, le Ministre Ndiaye a décidé la suppression de 2.000 postes d’enseignants, dont 1.117 dans le 1er degré, pour la rentrée 2023.

Le SNUDI-FO rappelle que le budget de l’Education nationale et ses 2.000 suppressions de postes a été validé par l’utilisation de l’article 49-3, empêchant toute discussion et tout vote des députés à l’Assemblée nationale.

Le SNUDI-FO dénonçait alors une véritable saignée en préparation dans les écoles.

Aujourd’hui, alors que se réunissent les CSA spéciaux départementaux (CSA SD, le 30 janvier dans l’Aisne) ou les groupes de travail, les personnels prennent connaissance des conséquences des décisions du Ministre dans leur département : 28 fermetures de classes annoncées dans l’Aisne, 102 dans l’Eure, 68 en Indre-et-Loire, 41 dans le Puy-de-Dôme, 27 dans le Tarn, plus de 200 dans les Hauts-de-Seine…

Ces fermetures n’épargneraient pas les écoles rurales comme l’indique en CSA académique la rectrice de l’académie de Poitiers.

Cela signifie donc pour les personnels des effectifs plus chargés, des remplacements encore moins assurés, de nouvelles suppressions de postes d’enseignants spécialisés, une formation sur temps de classe toujours plus limitée (en témoigne la volonté ministérielle de transférer avec la loi Rilhac la formation des directeurs hors temps de classe), le droit à temps partiel encore remis en cause…

Ces décisions provoquent bien souvent la colère des collègues, des parents voire des élus et de premiers rassemblements s’organisent comme celui prévu mercredi 25 janvier devant la préfecture à Tours.

Et le gouvernement, non content de dégrader nos conditions de travail, voudrait en plus imposer sa réforme des retraites qui nous infligerait notamment deux ans supplémentaires !

Impossible à accepter !

La totalité des organisations syndicales revendique le retrait de cette réforme, 80% de la population y est opposée… mais le gouvernement s’entête ! Visiblement, l’avertissement qu’il a reçu le 19 janvier n’a pas suffi !

Raison de plus pour se réunir dans toutes les écoles pour décider d’être massivement en grève mardi 31 janvier dans l’unité syndicale ! Raison de plus pour discuter des suites de la grève du 31 janvier si le gouvernement maintenait sa réforme.

Dans les départements, de nombreuses réunions sont prévues d’ici le 31 janvier, de nombreuses AG de grévistes sont programmées dans les localités le 31 janvier pour discuter des suites à donner à la grève, y compris sa reconduction !

Mettre un coup d’arrêt au gouvernement sur sa réforme des retraites, comme nous l’avons fait en 2019, serait un point d’appui pour la satisfaction de toutes nos revendications, pour l’annulation des suppressions de postes dans l’Education nationale, pour la création des postes nécessaires !

Montreuil, le 25 janvier 2023

SNUDI-FO, syndicat national unifié des directeurs, instituteurs, professeurs des écoles, PsyEN & AESH du 1er degré Force Ouvrière 6-8 rue Gaston Lauriau 93513 Montreuil, http://fo-snudi.fr, 0156932266,

Pas question de prendre 2 ans ferme !

Pas question de prendre 2 ans ferme !

La grève pour le retrait de la réforme Macron-Borne a été massive dans de nombreux secteurs du public et du privé, encore plus suivie que le 5 décembre 2019 !

75% de grévistes à l’Éducation nationale ! Des milliers d’écoles et d’établissements fermés !

La détermination est là : on peut, on doit faire reculer le gouvernement !

L’intersyndicale qui s’est réunie au soir de la grève appelle

à une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier.

La FNEC FP-FO appelle les personnels à faire que la date du 31 janvier soit encore plus forte que le 19 janvier.

Comme l’intersyndicale nationale, la FNEC FP-FO considère que si le gouvernement s’entête, ce sera le blocage du pays. La grande majorité des salariés y est prête : ils savent que c’est ce qui fera plier le gouvernement.



Circulaire confédérale, Communiqué Fonction Publique et Bilan de la Grève à Télécharger :