par SNUDI-FO 02 | mardi 10 juin 2025 | Actualités
Bagnolet, vendredi 6 juin 2025
à :
Monsieur François Bayrou, Premier ministre,
Madame Aurore Bergé, Ministre déléguée auprès du Premier ministre,
chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations
Monsieur Laurent Marcangeli, Ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification
Objet : pénalisation des agentes de la fonction publique pendant la grossesse, une attaque inacceptable
Monsieur le Premier ministre,
Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,
Nos organisations syndicales dénoncent solennellement une mesure discriminatoire d’une gravité inacceptable à l’encontre des femmes en situation de grossesse exerçant dans la fonction publique.
À compter du 1er mars 2025, vos choix politiques impliquent que les femmes en situation de grossesse placées en congé maladie ordinaire – hors congé pour grossesse pathologique ou congé maternité – subiront une perte de rémunération de 10 % dès le premier jour d’arrêt. Ainsi, une femme dont la grossesse est déclarée mais qui serait contrainte de s’arrêter quelques jours sur avis de son médecin verra sa rémunération amputée.
Ce choix politique constitue une discrimination sexiste manifeste et une attaque contre les droits des femmes et leurs conditions matérielles de vie. Il renvoie à une époque que nous pensions révolue où les droits des travailleuses étaient suspendus à leur capacité à rester « productives » malgré les difficultés physiques liées à la maternité.
Est-ce ainsi que votre gouvernement entend défendre les droits des femmes ?
La baisse de la rémunération dès le deuxième jour d’arrêt maladie rend coupable tous les agents et agentes d’être malades : elle est intrinsèquement injuste et nous continuons de la dénoncer. Mais, au XXIe siècle, rien ne peut justifier qu’un gouvernement, prétendument attaché à l’égalité entre les femmes et les hommes, puisse faire peser sur les agentes enceintes une sanction financière injuste sans tenir compte des réalités médicales, sociales ou professionnelles liées à leur grossesse. Cette décision est d’autant plus scandaleuse qu’elle touche un secteur, la fonction publique, où les inégalités salariales, les retards de promotion, les carrières hachées, les temps partiels imposés et la précarité contractuelle sont structurellement présentes.
Vous ajoutez à ces inégalités une violence économique supplémentaire.
Et pour rappel, en 2018, le Parlement avait corrigé par amendement la dimension sexiste de l’instauration du jour de carence en le supprimant pour les femmes enceintes, montrant sa capacité à entendre les alertes et revendications, dont celles portées par nos organisations syndicales.
Nous exigeons :
– le retrait immédiat de la baisse de la rémunération des jours d’arrêt maladie, injuste pour l’ensemble des agent⋅es de la fonction publique ;
– la garantie pleine et entière du maintien de salaire pour toute femme enceinte placée en congé maladie ordinaire sur avis médical quelle qu’en soit la nature ;
– des politiques de santé au travail dans la fonction publique qui prennent réellement en compte la santé globale des femmes au travail mais aussi les parcours de maternité et le retour à l’emploi.
Pour nos organisations syndicales, sanctionner les femmes parce qu’elles sont enceintes ne relève pas d’une politique liée aux contraintes budgétaires : c’est une régression, c’est une attaque contre toutes les femmes et c’est une faute.
Nous attendons donc un retrait clair et assumé de cette mesure inégalitaire.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, en notre détermination collective.
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Sylviane Brousse
Coordinatrice de la CGT Fonction publique
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Christian Grolier
Secrétaire général de l’UIAFP-FO
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Mylène Jacquot
Secrétaire générale de l’UFFA-CFDT
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Luc Farré
Secrétaire général de l’UNSA Fonction publique
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Caroline Chevé
Secrétaire générale de la FSU
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Gaëlle Martinez
Déléguée générale de Solidaires Fonction publique
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Stanislas Gaudon
Président de la Fédération des Services publics CFE-CGC
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Pascal Kessler
Président de la FA-FP
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Communiqué à télécharger :
par FNEC FP-FO | lundi 9 juin 2025 | Actualités
La Protection Sociale Complémentaire (PSC) est un dispositif à adhésion obligatoire : c’est la destruction de la sécurité sociale, remplacée à terme par un système d’assurances, comme aux Etats-Unis.

L’appel d’offre a été remporté par MGEN et CNP.
La PSC comporte 2 volets :
– Le volet santé (obligation d’adhérer dès avril 2026).
– Le volet prévoyance (adhésion facultative en avril 2026).
FO n’a pas signé cet accord car il découple le volet santé et le volet prévoyance : les collègues adhérents à la MGEN sont couverts pour les risques liés à la santé et la prévoyance (permettant aux collègues en arrêt maladie de récupérer une partie du salaire). Dès avril 2026, ce sera terminé !
Dans l’Education nationale, le groupement en co-assurance MGEN et CNP assurances a remporté le marché de la PSC pour 2026. Mais ce marché peut être plus tard attribué à une assurance, un fonds de pension…
La FNEC FP-FO revendique l’abandon de l’adhésion obligatoire au volet santé, l’abrogation de l’accord interministériel du 20 octobre 2023 qui découple le volet santé et le volet prévoyance, le maintien des instances statutaires CNAS, CAAS, CDAS et des prestations statutaires d’actions sociales PIM et ASIA, l’abondement des budgets de l’actions sociale pour que toutes les prestations sociales soient servies aux collègues à hauteur de leurs besoins !
Communiqué à télécharger :
par FNEC FP-FO | vendredi 6 juin 2025 | Actualités
Sanctionnée pour une minute de silence :
ils veulent faire taire les voix de la paix !
L’enseignante qui avait observé une minute de silence avec des lycéens demandeurs d’un temps de recueillement a été notifiée d’une sanction (un blâme) !
Les organisations syndicales de l’Yonne, FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Education, ont décidé d’un appel à la grève le mardi 17 juin et d’une montée au ministère avec demande d’audience.
La FNEC FP-FO appelle à discuter de cet appel partout dès maintenant pour dénoncer les massacres qui se perpétuent à Gaza et exiger : zéro sanction pour la collègue !
La FNEC FP-FO sera aux côtés des personnels, étudiants et lycéens qui décideront de se mobiliser pour que cessent le génocide à Gaza et la répression envers nos collègues.
Communiqués à télécharger :
par SNUDI-FO | jeudi 5 juin 2025 | Actualités
A l’attention de nos camarades du syndicat CGT des ouvriers dockers et de la manutention portuaire du golfe de Fos
Chers camarades,
Le Bureau national du SNUDI-FO, syndicat FO des enseignants, AESH et psychologues des écoles publiques, réuni ce 5 juin, soutient totalement votre courage et votre action de refuser d’embarquer les 19 palettes de maillons d’Eurolink qui devraient partir en direction du port d’Haïfa en Israël.
Ces maillons d’Eurolink, comme vous le dites « sont des pièces détachées pour fusils mitrailleurs servant à l’armée israélienne pour continuer le massacre de la population palestinienne. »
En tant qu’enseignants, en tant que personnels de l’Education nationale, en tant que syndicalistes, nous sommes pour la paix entre les peuples et opposés à toutes les guerres.
A vos côtés, nous exigeons le cessez-le-feu à Gaza, l’arrêt du génocide du peuple palestinien et l’arrêt des livraisons d’armes par la France à Israël.
Message de soutien à télécharger :
par FNEC FP-FO | dimanche 1 juin 2025 | Actualités
Le Gouvernement dit faire de la santé mentale la « grande cause nationale de 2025 ». Dans un contexte de mépris et de répression de la jeunesse, de destruction des services publics et des nouvelles annonces d’économies, qui pourrait le croire ? Stratégie politique plus ou moins subtile visant à déplacer la responsabilité de certaines problématiques sociales vers une approche médicale plutôt qu’économique ou sociale ?
Le gouvernement semble ainsi éviter d’engager des réformes structurelles coûteuses.
La FNEC FP-FO refuse d’être associée à une transformation de la santé scolaire pour masquer le manque de moyens, répondant à l’appel de l’effort de guerre du Président de la République.
* Conseil Economique, Social et Environnemental
Déclaration liminaire à télécharger :
par SNUDI-FO | mercredi 21 mai 2025 | Actualités
Un rapport de la Cour des comptes concernant « l’enseignement primaire » a été rendu public le 20 mai 2025. Il n’a pas de mots assez durs pour caractériser la situation actuelle dans les écoles !
La Cour des comptes propose d’aller plus loin dans la mise en œuvre des contre-réformes qui ont précisément mis l’Ecole dans une telle situation !
Le SNUDI-FO exige que les propositions (rapport complet à lire ICI) de la Cour des comptes ne soient pas retenues. Il est au côté des personnels qui se mobilisent au côté des parents d’élèves, qui refusent les mesures destructrices Macron/Bayrou et s’organisent pour défendre l’Ecole publique et faire valoir leurs revendications : l’arrêt des fermetures de classes, le remplacement des enseignants absents, l’arrêt de l’inclusion systématique, le retour de la semaine à 4 jours…
Communiqué et rapport à télécharger :