Les injonctions se multiplient pour imposer aux personnels l’inscription à des animations pédagogiques déterminées par les IEN, notamment les formations en constellations : plans maths et français basés sur l’accompagnement PPCR ! Sans oublier les formations « laïcité », « Phare », « valeurs de la République », « Accompagnement école inclusive »… qui peuvent prendre des dénominations différentes en fonction des départements.
Chaque année, les personnels se voient imposer un de ces suivis dans leur école : adieu la formation, vive le formatage !
Le décret n°2017-44 du 29 mars 2017 définit toujours nos obligations de service : nous devons « 18h consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique« . Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire ! La seule obligation est de justifier de 18 heures d’animations pédagogiques à la fin de l’année scolaire.
Le SNUDI-FO refuse cette entreprise de propagande qui nie le professionnalisme des personnels mais revendique le retour à une vraie formation continue sur temps de classe, a minima le libre choix des animations pédagogiques et l’abandon des formations en constellations.
Le SNUDI-FO 02 invite les personnels à participer nombreux aux réunions d’information syndicale (s’inscrire aux RIS ICI). Elles sont déductibles des animations pédagogiques, présentées comme « obligatoires » ou pas. C’est ainsi que le rapport de force créé peut faire reculer les IA-DASEN.
Les appréciations finales sont sorties : les collègues concernés reçoivent leur rapport avec l’appréciation de l’IA-DASEN.
En cas de désaccord, ils disposeront de 30 jours pour déposer un recours. Le SNUDI-FO 02 peut t’aider à rédiger ce courrier de recours =>
L’administration a alors 30 jours pour répondre au recours. Le collègue aura enfin 30 jours pour saisir la CAPD.
Es-tu éligible à un RDV de carrière cette année ?
Les rendez-vous de carrière de l’année 2022-2023 détermineront les promotions accélérées et les passages à la hors classe pendant l’année 2023-2024.
Attention : certains collègues concernés n’ont pas reçu le mail les informant du RDV de carrière en juillet ! Cela ne remet pas en cause la passation du RDV de carrière.
1er rdv de carrière : les agents qui, pendant l’année scolaire, sont dans la deuxième année du 6ème échelon de la classe normale, c’est à dire ceux qui sont passés au 6ème échelon entre le 01/09/2021 et le 31/08/2022.
2ème rdv de carrière : les agents qui, pendant l’année scolaire, ont une ancienneté comprise entre 18 et 30 mois dans le 8ème échelon de la classe normale, c’est à dire ceux qui sont passés au 8ème échelon entre le 01/03/2021 et le 28/02/2022.
3ème rdv de carrière : les agents qui, pendant l’année scolaire, sont dans la deuxième année du 9ème échelon de la classe normale, c’est à dire ceux qui sont passés au 9ème échelon entre le 01/09/2021 et le 31/08/2022.
Le délai entre la notification et la date du rendez-vous carrière est réduit « d’un mois » à « 15 jours ».
La FNEC FP-FO ne siégera pas au « Comité consultatif du Conseil d’évaluation de l’École » du 28 septembre 2022 et demande l’abandon du dispositif d’évaluation des écoles et des établissements.
La FNEC FP-FO, dans un courrier au Ministre, donne les explications de son refus de participer à ce comité.
Au soir même d’une réunion au ministère du travail visant à fixer le calendrier d’un nouvel agenda social, en concertation avec les interlocuteurs sociaux, le Président de la République a relancé son projet de réforme des retraites, avec la volonté manifeste d’en accélérer le tempo.
Cette énième réforme, qui devrait être engagée « sans attendre » viendrait une nouvelle fois dégrader les droits à la retraite, en reculant l’âge légal de départ à la retraite et/ou en allongeant la durée de cotisation, contre la volonté de l’ensemble des organisations syndicales.
FO s’opposera fermement et appellera à la mobilisation contre toute réforme conduisant à réduire les droits à la retraite et à faire travailler plus longtemps pour en bénéficier.
Le 16 septembre, vous avez pris l’initiative de vous adresser à l’ensemble des personnels de l’Education nationale.
Vous affirmez : « notre système scolaire ne réduit pas suffisamment les inégalités de naissance, décroche dans les évaluations internationales, et suscite souvent la défiance. Trop d’élèves sont malheureux, ne trouvent pas leur place à l’école et ne trouvent pas leur voie ensuite. Trop de professeurs ne sont pas reconnus comme ils le devraient et perdent parfois le sens de leur mission. »
A qui la faute ?
N’est-ce pas vous qui êtes au pouvoir depuis cinq ans ?
N’est-ce pas vous qui, dans la continuité de vos prédécesseurs, avez supprimé sur les cinq dernières années 7 900 postes d’enseignants du second degré public alors que les effectifs ont augmenté de 26 400 élèves ? N’est-ce pas vous qui avez – et c’est une première – gelé la valeur du point d’indice durant votre premier quinquennat ?
N’est-ce pas vous qui avez mis en œuvre une série de mesures s’en prenant directement aux conditions de travail des personnels et à l’Ecole publique en tant que telle, de la loi « pour une école de la confiance » à la réforme du baccalauréat en passant par Parcoursup qui prive des dizaines de milliers de bacheliers du droit de s’inscrire à l’Université ?
N’est-ce pas vous qui avez accéléré la territorialisation qui réduit en miettes toute l’architecture de l’Education nationale, avec son puzzle de 13 régions académiques dirigées par un « super » recteur directeur d’agence régionale et, en toile de fond, des mutualisations de services et des suppressions de postes ?
Oui, la situation est difficile dans les écoles, les services et les établissements, les personnels de direction rassemblés devant le ministère de l’Education nationale le 15 septembre avec leur syndicat Indépendance et Direction Force Ouvrière l’ont encore récemment signifié, mais c’est vous qui en portez l’entière responsabilité.
Vous rajoutez: «Le salaire des enseignants aura ainsi augmenté d’environ 10% et aucun professeur ne débutera sa carrière à moins de 2 000 euros nets à compter de la rentrée 2023. À cette revalorisation générale et inconditionnelle sont susceptibles de s’ajouter des augmentations plus importantes encore dans le cadre du pacte que nous vous proposons. Tous les enseignants qui le souhaitent pourront en effet s’engager dans des missions supplémentaires, par exemple duremplacement, du suivi individualisé, de l’accompagnement à l’orientation ou à l’insertion professionnelle ou des tâches de coordination. »
Une revalorisation pour la rentrée 2023 ? Uniquement pour les professeurs ? Vous n’êtes pas sans savoir que le ministère de l’Education nationale ne peut fonctionner sans l’ensemble de ses personnels, qui tous attendent une augmentation de salaire immédiate afin de faire face à l’inflation.
Par ailleurs, c’est à n’y rien comprendre… Vous annonciez durant la campagne électorale que le salaire des enseignants serait revalorisé de 10%, propos que vous reprenez dans votre courrier quelques jours après que votre ministre de l’Education nationale ait indiqué à la presse que la revalorisation ne concernerait que les enseignants ayant moins de 10 ans d’ancienneté.
Ce que nous avons bien compris par contre, c’est qu’une bonne partie de la « revalorisation » serait conditionnée à des tâches supplémentaires ; c’est que les personnels qui ne sont pas enseignants ne seront pas concernés par cette « revalorisation. »
Monsieur le président, les personnels de l’Education nationale en ont assez.
Ils connaissent cette année un effondrement inédit de leur pouvoir d’achat puisqu’alors que l’inflation pourrait atteindre 8%, vous n’avez décidé que d’une augmentation de 3,5% de la valeur du point d’indice, effondrement qui s’ajoute aux pertes subies depuis 2000, qui s’élèvent à 24 % !
Notre fédération vient d’ailleurs de prendre l’initiative d’une pétition nationale exigeant : – L’ouverture sans attendre de négociations dans la Fonction publique pour revaloriser tous les personnels par l’amélioration de la grille indiciaire dès 2022 ! – L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice a minima au niveau de l’inflation et ouverture de discussions pour rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans !
Enfin, vous indiquez : « Aussi, dès le mois d’octobre, nous lancerons partout en France ce chantier de la refondation de l’école en proposant à chaque école, chaque collège, chaque lycée qui le souhaite de bâtir un projet qui lui est propre en mettant tout le monde autour de la table, les chefs d’établissements, les directeurs d’écoles, les enseignants et toute la communauté éducative, les parents d’élèves, les élèves, les partenaires associatifs ou économiques, et les élus des collectivités territoriales. C’est ce que nous avons fait à Marseille il y a un an : cela a déjà permis des résultats tangibles et des innovations vertueuses. »
L’expérimentation marseillaise, dont vous confirmez donc la généralisation, ce sont des subventions accordées à quelques écoles en fonction de projets bâtis avec les collectivités locales et les associations, le directeur d’école participant au recrutement des adjoints afin de s’assurer qu’ils sont motivés par le projet !
Votre projet, c’est la porte ouverte à toutes les pressions locales ; c’est la territorialisation de l’Ecole publique ; c’est le contraire de l’Ecole de la République, la même pour tous les élèves du pays ; c’est la remise en cause du statut des enseignants fonctionnaires d’Etat.
La FNEC FP-FO ne l’acceptera jamais et demande l’abandon de cette expérimentation.
Soyez certains que notre fédération saura prendre toutes ses responsabilités dans les semaines qui viennent pour faire valoir les revendications des personnels.
Nous le ferons à partir des préoccupations exprimées par les personnels dans les centaines de réunions d’information syndicale que nous allons organiser dans tout le pays, et pas dans le cadre du « Conseil National de la Refondation » et de ses suites, auxquelles notre fédération, à l’instar de la confédération générale du travail Force Ouvrière, ne participera pas.
Veuillez croire, Monsieur le président de la République, en notre attachement à l’Ecole publique laïque et républicaine et aux statuts de ses personnels.
Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC FP-FO
L’inflation atteint aujourd’hui 6,5 % sur un an. Les prévisions pour la fin de l’année sont alarmantes car le seuil de 8% voire plus devrait être atteint. L’augmentation des prix de l’alimentation, les loyers et les tarifs de l’énergie pèsent chaque mois un peu plus sur les revenus des ménages.
Alors que la valeur du point d’indice n’a été augmentée que de 3,5%, ce qui entérine un effondrement sans précédent pour tous les fonctionnaires, nous réaffirmons que l’augmentation doit être immédiate au vu de la situation, concerner la totalité des personnels, et qu’elle doit être sous forme indiciaire, c’est-à-dire comptant pour le calcul de la retraite.
Le ministre Ndiaye, après avoir fait miroiter une revalorisation de 10% pour tous les enseignants, annonce finalement que seuls les professeurs ayant 10 ans de carrière ou moins seraient concernés par cette « revalorisation » bien limitée, et qui ne serait effective qu’à partir de… 2023 !
Quant aux autres personnels, ils ne sont même pas évoqués par le ministre !
Le ministre Ndiaye se moque des personnels et tente de les opposer les uns aux autres !
Face à cette nouvelle provocation, la FNEC FP-FO exige :
– Ouverture sans attendre de négociations dans la Fonction publique pour revaloriser tous les personnels par l’amélioration de la grille indiciaire dès 2022 ! – Augmentation immédiate de la valeur du point d’indice a minima au niveau de l’inflation et ouverture de discussions pour rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans ! – Augmentation immédiate des pensions, a minima à hauteur de l’inflation !