par FNEC FP-FO | lundi 28 novembre 2022 | Défense de l'école
Le président Macron a mis en place son Conseil National de la Refondation, mascarade à laquelle la confédération FO a refusé de participer. Il a une totale continuité entre la politique de territorialisation du Ministre Peillon et les concertations et « projets innovants » du Ministre Ndiaye. Le « guide de dépôt des projets » indique en effet que le projet doit associer « les personnels, les élèves, leurs parents, les collectivités territoriales, les services déconcentrés et l’ensemble des partenaires qui le souhaitent » que les personnels doivent « traduire leurs projets en objectifs pédagogiques… »
Ne nous trompons pas : c’est bien la mise en place d’un contrat d’objectif fixé avec les élus territoriaux, les représentants de parents, les associations… !
Le dispositif des évaluations d’écoles et d’établissements, qui prévoient les mêmes modalités et les mêmes « partenaires » (élus, parents, associations…), est l’outil idéal pour évaluer les projets. Avec cette ingérence des « partenaires » dans le fonctionnement de l’Ecole, c’est tout le cadre national de l’École avec le Statut de ses personnels et leur liberté pédagogique garantie dans le cadre de programmes nationaux qui est attaqué !
La FNEC FP-FO refuse ce piège !
La FNEC FP-FO refuse le budget 2023 Ndiaye, adopté à grand coup de 49-3, avec ses 2000 suppressions de postes d’enseignants, sa rémunération suivant l’engagement dans les « projets innovants » et les tâches supplémentaires, ses fonds pédagogiques pour pouvoir fonctionner…
La FNEC FP-FO invite les personnels à refuser les concertations Ndiaye qui, rappelons-le, restent facultatives, et les évaluations d’écoles et d’établissements qui ne reposent sur aucune base réglementaire
La FNEC FP-FO invite les personnels à se saisir des élections professionnelles pour défendre le cadre national de l’Ecole en votant et faisant voter du 1er au 8 décembre 2022 pour la FNEC FP-FO et ses syndicats !
par FNEC FP-FO | samedi 26 novembre 2022 | Inclusion Scolaire
Monsieur le Ministre,
La FNEC FP-FO vous demande audience pour évoquer avec vous les conséquences de l’inclusion scolaire systématique et porter la demande de création massive de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Les informations qui remontent à notre Fédération sont en effet particulièrement alarmantes.
En Indre-et-Loire, par exemple, il a été annoncé au CDEN que pour cette année 1 100 élèves sont en attente de places en ITEP, IME ou SESSAD.
L’année dernière, en 2021-2022, 184 élèves de l’Ain et 654 élèves du Rhône bénéficiant d’une notification pour être scolarisés dans un établissement social ou médico-social ne pouvaient y être scolarisés faute de places. Toujours dans l’Ain, les délais pour une place en SESSAD notifiée par la MDPH s’allongent et peuvent être de 6 à 8 ans. Dans l’Eure, un élève bénéficiant d’une notification en IME ou en ITEP doit attendre entre 2 et 5 ans pour y trouver une place. Même constat dans les Landes où le CDEN du 7 novembre a adopté un avis demandant aux autorités publiques « de prendre, dans les meilleurs délais, toutes les mesures nécessaires et indispensables pour une augmentation sensible du nombre de places dans les structures médicosociales du département. » Dans l’Hérault, notre syndicat le SNUDI-FO 34 a pris l’initiative d’une pétition exigeant la création de 1 000 places en établissements spécialisés.
La situation aujourd’hui est intenable dans les écoles et les établissements dits « ordinaires ». Les milliers d’élèves qui bénéficient d’une notification pour être scolarisés en ITEP, en IME, en IMPro… et qui ne peuvent y être affectés faute de places se retrouvent dans le « meilleur » des cas en ULIS (à la place d’élèves qui, eux, relèvent d’ULIS) et le plus souvent dans des classes, souvent bien chargées, avec ou sans AESH.
Et au-delà des situations attestées, c’est toute la question des besoins des élèves non pris en charge qui est soulevée, les parents ne faisant pas toujours les démarches d’une reconnaissance des difficultés de leur enfant et des affectations d’élèves étant réalisées sans prise en compte de leurs problématiques de santé ou de leurs troubles comportementaux, pourtant signalés par les équipes.
D’autres élèves, qui peuvent eux tout à fait être scolarisés dans des écoles ou établissements dits « ordinaires », ne bénéficient pas de l’accompagnement dont ils auraient besoin du fait des notifications MDPH mutualisées, du nombre d’heures d’accompagnement attribuées par élève qui diminue sans cesse, notamment depuis la mise en place des PIAL, et du manque criant d’AESH, personnels qui ne bénéficient toujours pas d’un vrai statut et d’un vrai salaire. Les conséquences sont dramatiques, en premier lieu pour ces élèves en situation de handicap, qui se retrouvent souvent en grande souffrance, mais aussi pour les autres élèves et pour les personnels, qui ne peuvent plus enseigner et assurer les progrès de tous leurs élèves. Les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels, enseignants ou AESH, sont ainsi dégradées parfois de manière insupportable. Et ce n’est pas le Pial, imposé à tous et présenté comme la panacée, qui va permettre la résolution de ces problématiques. Ce dispositif n’est qu’un transfert de responsabilité vers les établissements, désormais seuls en première ligne face aux difficultés d’exercice des AESH et à l’incompréhension et le mécontentement des familles.
La situation est tout aussi insupportable dans les lycées professionnels qui accueillent 75% des élèves à besoins particuliers en lycée, sans pour autant recevoir 75% des moyens. La mutualisation y est devenue la règle. La voie professionnelle est le réceptacle de tous les élèves dont l’École ne peut assumer le projet, une voie par défaut pour ces jeunes que l’on ne sait plus orienter, dont bon nombre ne peut partir en période de formation en milieu professionnel faute d’accompagnement.
Partout les enseignants spécialisés, les PsyEN, les infirmières et les médecins de l’Education nationale manquent. Pour ceux qui sont en place, l’inclusion systématique entraîne un glissement des tâches qui les empêchent d’accomplir leur mission.
Vous ne pouvez pas ignorer ces situations qui se multiplient. Les registres santé et sécurité au travail, les registres danger grave et imminent, remplis en nombre par des collègues à bout, en attestent.
Pour la FNEC FP-FO chaque élève en situation de handicap a droit à des conditions d’apprentissage adaptées, en classe dite « ordinaire » lorsque c’est possible avec les heures d’accompagnement nécessaires, et en établissement social et médico-social lorsque ça ne l’est pas et que ces élèves disposent d’une notification. Ne pas respecter ces droits s’apparente à de la maltraitance. Pour la FNEC FP-FO, chaque enseignant, chaque AESH, a le droit d’exercer ses fonctions sans avoir à subir quotidiennement dans la classe des situations intenables. Cela doit s’arrêter. Tout comme doit s’arrêter l’insupportable culpabilisation des personnels qui signalent des incidents graves dans leur classe et que l’institution renvoie bien souvent à leur pédagogie.
La scolarisation de certains élèves en situation de handicap dans des établissements sociaux et médico-sociaux a certes un coût, sans doute bien plus élevé que dans une classe ordinaire, mais, à ne pas décider d’un plan massif de créations de places dans ces établissements, à ne pas recruter et former massivement des personnels pour y exercer, vous porteriez la responsabilité de l’amplification de la catastrophe en cours dans les écoles et les établissements.
Il y a urgence. Nous vous demandons de recevoir en urgence une délégation de la FNEC FP-FO sur ces questions.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’assurance de ma parfaite considération. Clément POULLET, secrétaire général de la FNEC FP-FO.

par FNEC FP-FO | samedi 26 novembre 2022 | Élections Professionnelles
La FNEC FP-Force Ouvrière présente une liste au Comité Social d’Administration Ministériel de l’Education nationale, ainsi que pour les CSA locaux ou d’établissements, les Commissions paritaires nationales et locales (CAP et CCP).
– Alors que Force Ouvrière appelle à réunir partout les personnels et à préparer la grève, comme en 2019, pour faire échec à la réforme des retraites que le président Macron est sur le point d’annoncer,
– Alors que le secrétaire général de la Confédération FO vient de s’adresser à Mme Borne pour exiger dans la Fonction publique une augmentation immédiate de la valeur du point d’indice a minima à hauteur de l’inflation,
– Alors que la FNEC FP-FO a réuni des centaines d’AED et AESH le 16/11 et prépare une montée nationale de toute la France vers le ministère de l’EN, pour un vrai statut, un vrai salaire (voir l’appel adopté),
– Alors que FO réunit chaque semaine des centaines de collègues qui refusent les ravages de l’inclusion scolaire systématique et exigent l’ouverture de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins (voir les positions de FO),
– Alors que la FNEC FP-FO, sa Confédération et ses syndicats sont pleinement engagés pour l’abandon de la réforme de la voie professionnelle, comme on l’a vu dans les récentes grèves et manifestations et dans l’organisation de la montée nationale de plus de 2000 PLP, salariés, parents et lycéens à Paris le 19 novembre dernier
Une progression de la FNEC FP-FO serait une très mauvaise nouvelle pour M. Macron, Mme Borne et M. Ndiaye…
Voter FNEC FP-FO permettra aux personnels de donner un message clair de résistance aux contre-réformes annoncées par M. Macron et son gouvernement !

par FNEC FP-FO | samedi 19 novembre 2022 | Défense de l'école
Une délégation de la FNEC FP-FO a donc été reçue en audience par M. Le Goff, directeur adjoint du cabinet du ministre et M. Crusson, conseiller social.
Plusieurs points ont été abordés, ce 15 novembre 2022 :
– réforme de la voie professionnelle,
– évaluations d’écoles,
– concertations CNR,
– demandes d’affectation,
– listes complémentaires,
– concours exceptionnels,
– recrutement à BAC+3,
– laïcité.
22 11 17 CR audience MEN du 15 nov 22
Compte-rendu à télécharger :
par FNEC FP-FO | samedi 19 novembre 2022 | AED, AESH
Plus de 230 inscriptions ! Plus de 150 connexions ! 58 départements représentés ! Une dizaine de comités départementaux d’AESH présente ! 26 prises de parole. La réunion nationale AESH/AED a été un véritable succès.
La quasi-totalité des prises de parole a rappelé la nécessité absolue de la satisfaction des revendications urgentes : augmentation des salaires, création d’un corps de la fonction publique pour les AESH et les AED, l’abandon des PIAL.
Les AED ont dénoncé leurs conditions de travail (manque de personnels dans les vies scolaires, augmentations de la charge de travail, horaires impossibles, manque de reconnaissance) et ont indiqué que les revendications « un vrai statut et un vrai salaire » étaient les leurs.
De nombreuses interventions, tant d’AESH que d’AED, ont également dénoncé la dégradation des conditions de travail dû à la gestion d’élèves très difficiles, violents et ingérables confirmant ainsi l’hypocrisie de la politique de l’inclusion scolaire systématique et la nécessité de l’ouverture immédiate de places dans les structures spécialisées et adaptées.
Des intervenants ont rappelé les revendications pour les AESH (24 heures d’accompagnement pour un temps plein, une vraie formation sur temps de travail, création d’une brigade de remplacement, une affectation à l’année sur un poste précis et choisi, recrutement d’AESH à hauteur des besoins …) et auraient aimé qu’elles soient détaillées dans l’appel. Les rédacteurs ont renvoyé aux résolutions de congrès et indiqué que l’esprit de la réunion et de l’appel était l’organisation de la mobilisation sur les revendications urgentes « un vrai statut, un vrai salaire et l’abandon des PIAL ».
Plusieurs interventions ont porté sur la réussite de la montée à Paris des AESH du 19 octobre 2021 qui a permis de mettre au premier plan leurs revendications et de contraindre le gouvernement à faire des annonces. Pour autant, ces annonces sont loin de répondre aux exigences et la promesse d’une augmentation de 10% des salaires pour les AESH en septembre 2023 est perçue comme une ultime provocation. La question de l’amplification de la mobilisation est donc une évidence.
Plusieurs intervenants ont indiqué s’exprimer en tant que délégués de réunions AESH qui s’étaient tenues les semaines précédant la réunion nationale (des délégués de Haute-Loire, du Gard, des Landes… ont lu des motions adoptées par des dizaines d’AESH réunies dans des stages organisés par la FNEC FP-FO). À chaque fois la volonté de monter porter les revendications directement au gouvernement, dans l’unité la plus large avec les autres organisations syndicales, la FCPE et les associations de parents d’élève en situation de handicap, s’est exprimée.
C’est le mandat qui a été donné à la FNEC FP-FO, par l’appel adopté à l’unanimité des participants moins 2 votes contre.
22 11 18 Appel réunion nationale AESH AED du 16 nov 22
Appel à télécharger :
