ISSR des titulaires remplaçants et frais des personnels itinérants : la FNEC FP-FO écrit au Ministre

ISSR des titulaires remplaçants et frais des personnels itinérants : la FNEC FP-FO écrit au Ministre

Monsieur le Ministre,

L’actuelle hausse des prix n’échappe à personne, tant elle est sévère pour les hydrocarbures. Les mouvements sociaux qui se déroulent actuellement en témoignent.

En seulement une année les prix des carburants ont flambé :
+21% pour le diesel
+15% pour l’essence

En revanche, aucune revalorisation de la valeur du point d’indice n’est prévue.
Entre janvier 2000 et août 2018, l’indice des prix à la consommation, calculé par l’INSEE, a augmenté de 31%. Dans le même temps la valeur du point d’indice s’est considérablement dégradée ces dernières années.

Aujourd’hui, pour retrouver la valeur réelle du point d’indice des fonctionnaires de janvier 2000, il faudrait une revalorisation du point de 18,7%.
Il est inacceptable de continuer à laisser le pouvoir d’achat des fonctionnaires se dégrader face à la hausse des prix.

C’est pourquoi, avec notre Fédération Générale des Fonctionnaires, nous revendiquons une augmentation immédiate du point d’indice de + 16 % pour tous.
Dans l’Education nationale, certaines catégories de personnels sont particulièrement touchées par la hausse des prix du carburant : les titulaires remplaçants et les personnels itinérants (enseignants exerçant sur des postes fractionnés, psychologues, enseignants de RASED…)

Ces personnels, de par leurs fonctions, sont amenés à se déplacer, parfois sur des distances très importantes.
Aucune mesure visant à compenser la perte de pouvoir d’achat inhérente à la hausse du prix du carburant n’a été prise jusqu’à présent pour ces personnels.

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, nous demandons pour ces personnels :

. Une augmentation signification de l’Indemnité de Sujétion Spéciale de Remplacement par la revalorisation du taux journalier moyen de l’ISSR ;
. Une revalorisation du paiement des frais de déplacement pour les personnels en postes fractionnés.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce dossier et vous prie d’agréer, monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.


Courrier à télécharger :

Inclusion scolaire – Le ministre annonce une nouvelle expérimentation : les PIAL

Inclusion scolaire – Le ministre annonce une nouvelle expérimentation : les PIAL

Le 18 janvier, dans le cadre du rapport «ensemble pour l’école inclusive», le ministre annonce l’expérimentation de «Pôles inclusifs d’accompagnement localisés » PIAL dans chaque académie.
Ces PIAL sont mis en place au moment où 10 900 postes d’AESH sont créés, mais 20 000 contrats d’AVS sont supprimés, soit des milliers de personnels précaires mis au chômage et des milliers d’heures en moins pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap.



Communiqué à télécharger :

Métier et reconnaissance professionnelle des AESH, c’est tout de suite !

Métier et reconnaissance professionnelle des AESH, c’est tout de suite !

Le ministère de l’Éducation nationale et le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées ont lancé en octobre une concertation sur l’école inclusive dont un pan concerne l’avenir du métier d’accompagnant. Les premières pistes lancées pour les accompagnants des élèves en situation de handicap sont loin de correspondre aux attentes de milliers de ces personnels précaires qui subissent de plein fouet des conditions de travail dégradées…



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Educonnect : aucune obligation pour les directeurs d’école

Educonnect : aucune obligation pour les directeurs d’école

A Lille (mais aussi Lyon), fin décembre, la Rectrice de l’Académie a rédigé une note invitant les directeurs d’école à être maîtres d’œuvre du déploiement d’ « Educonnect ».

Rappelons qu’Educonnect est une plate-forme informatique destinée aux parents afin qu’ils puissent accéder en temps réel au LSU. Sa mise en œuvre est accompagnée de différents guides techniques (dont une de 48 pages) que l’administration a transmis aux directeurs, en les invitant faire l’interface avec les parents.

Les directeurs devraient se mettre à disposition des parents qui connaîtraient des difficultés pour se connecter à cette plate-forme, pour les aider à créer leur compte utilisateur et à utiliser leur espace. Ils devraient ainsi assurer la « hotline Educonnect».

Le SNUDI-FO rappelle que les obligations de service des directeurs sont les mêmes que celles des adjoints puisque les uns et les autres sont tous Professeurs des Ecoles et donc protégés par le statut de PE. Leurs missions sont définies par le décret de 89 qui ne prévoit ni l’assistance technique aux parents, ni la mise en œuvre du LSU numérique, ni l’aide à l’installation et au suivi de plate-forme numérique.

L’aide technique nécessaire aux familles relève de la responsabilité de l’Education Nationale, donc de sa hiérarchie qui est représentée localement par L’IEN. Tenter de transférer cette responsabilité sur les épaules de chaque directeur d’école ne peut que préparer l’autonomie de chaque école et préparer ainsi sa transformation en établissement autonome de type EPEP.

De telles tentatives ne peuvent être le fait du hasard au moment où le Ministre Blanquer annonce un projet de loi pour un statut hiérarchique de chef d’établissement autonome (1).

Ce nouveau statut, créant de fait un nouveau corps en dehors de celui des PE, modifierait totalement les obligations de service des directeurs d’écoles. Il permettrait, d’imposer un temps de présence hebdomadaire dans les établissements déconnecté des heures d’enseignement, une remise en cause des congés et les placeraient, comme personnels d’autorité, dans l’obligation de mettre en œuvre de tels dispositifs et bien d’autres.

Dans ces conditions, de nombreux directeurs nous ont déjà informés qu’ils ne mettraient pas en place cette plate-forme qui représente une surcharge de travail supplémentaire.

Les directeurs d’école n’ont aucune responsabilité dans la mise en place d’Educonnect et aucune obligation à effectuer du travail supplémentaire (de surcroît sans être payés) qui ne figure absolument pas dans les textes réglementaires. Aucun texte, aucun décret, aucune circulaire ministérielle ne fait obligation aux directeurs de mettre en place Educonnect (qui n’a d’ailleurs pas été présenté au CHS), ni à assurer sa mise en fonction auprès des parents d’élèves.

  • – Le SNUDI-FO invite les directeurs et adjoints à se réunir pour définir leurs revendications et décider des moyens de les faire aboutir.
  • – Il soutiendra tous les collègues qui subiraient des pressions en ce sens. Il intervient auprès du ministre.

(1) Dans un communiqué commun « pas de supérieur hiérarchique à l’école » les organisations syndicales nationales SNUDI-FO ; SNUipp ; CGT ; SUD « se prononcent contre tout statut de directeur-trice et tout statut d’établissements autonomes. Elles porteront leurs revendications pour une meilleure reconnaissance de la direction d’école, passant notamment par une augmentation des décharges de service, une amélioration financière, une aide administrative pour chaque directeur et directrice avec des emplois statutaires de la Fonction publique. »

Dates à retenir en ce début d’année…

Dates à retenir en ce début d’année…

Disponibilité, allègement de service, CAPPEI, Congé de formation professionnelle, SFT…

En ce début d’année 2019, certaines démarches sont à réaliser avec des délais à respecter. Voici les sujets concernés, ainsi que les dates limites pour renvoyer les documents demandés à l’administration.

Pour plus d’informations et pour obtenir les documents, vous trouverez les circulaires sur votre boîte I-Prof (ou boîte mail professionnelle).

– Supplément familial de traitement (SFT) : un mail expédié par VINCENT LECERF (@ac-amiens) a été envoyé le 20 novembre 2018 sur votre boîte mail professionnelle. Vous aviez jusqu’au 14 décembre 2018 pour renvoyer les documents mais vous pouvez encore le faire en les faisant parvenir de préférence par mail à votre gestionnaire (via I-prof ou via votre boîte mail professionnelle). Il y a un effet rétroactif des sommes dues.

Pour connaître les coordonnées de votre gestionnaire, cliquez ici : 

http://www.ac-amiens.fr/dsden02/sites/dsden02/IMG/pdf/repartition_des_portefeuilles_par_gestionnaire_2018-2019.pdf

– Demande d’allègement de service pour raisons de santé : les demandes, y compris celles de renouvellement, doivent être formulées sur l’imprimé prévu à cet effet et doivent être transmises, sous couvert de l’IEN, au plus tard le lundi 4 février 2019.

– Congé de formation professionnelle : les dossiers de candidature sont à transmettre, accompagnés d’une lettre de motivation, à votre IEN pour le vendredi 8 février 2019, délai de rigueur.

– Demande de mise en disponibilité : le dépôt des demandes de mise en disponibilité, de renouvellement ou de réintégration devront impérativement être transmises pour le lundi 4 mars 2019 à votre IEN.

Pour toutes vos questions, n’hésitez pas à contacter le SNUDI-FO 02.

 

Educonnect : aucune obligation pour les directeurs d’école

Déclaration commune SNUDI-FO, SNUipp-FSU, CGT et SUD concernant la direction d’école

Pas de supérieur hiérarchique à l’école

Les organisations syndicales SNUipp-FSU ; SNUDI-FO ; CGT-UNSEN et SUD-éducation ont pris connaissance des récentes déclarations du ministre de l’Éducation nationale annonçant une future loi pour la création d’un statut de directeur-trice d’école. Nos organisations dénoncent une nouvelle fois le fait que cette annonce soit faite dans les médias avant même que les organisations syndicales n’en soient elles-mêmes informées et que l’agenda social prévoit des discussions sur cette question en 2019. Ceci n’est pas acceptable.

Ce nouveau statut entraînerait la mise en place d’un lien de subordination entre ces nouveaux personnels de direction et leurs collègues adjoint-es, pouvant conduire à des relations managériales au sein des équipes et une nouvelle organisation administrative de l’école, ce que nous refusons.

Le ministre de l’Éducation nationale reprend aujourd’hui le vieux projet de créer un statut hiérarchique de directeur-trice à la tête d’un établissement doté d’un fonctionnement autonome que les mobilisations importantes des enseignants du premier degré, ont permis de bloquer jusqu’à aujourd’hui. : « Maîtres directeurs » de Monory en 1986 (décret retiré), expérimentation de l’article 86 de la loi Fillon de 2004 (abrogé en 2011), décret EPEP De Robien en 2006-2007 (jamais publié).

Pour les organisations syndicales SNUipp-FSU ; SNUDI-FO ; CGT-UNSEN et SUD-éducation ce projet, s’il voyait le jour, conduirait à une modification en profondeur de l’école publique et à son morcellement :

 regroupement d’écoles autour du collège avec tutelle hiérarchique de la-du principal-e.
 recrutement par concours des future-es directeur-trices dans les écoles de 10 classes ou plus.
 fusion d’écoles pour arriver à 10 classes ou plus.
 déplacement de classes élémentaires CM1 et CM2 dans le collège 

Il en résulterait :

 une menace sur l’existence même de l’école maternelle et plus largement une perte de l’identité du 1er degré ;
 une réduction du nombre d’écoles et le développement d’écoles à taille inhumaine ;
 un renforcement du poids des collectivités territoriales dans le fonctionnement des écoles et des inégalités entre les écoles ;
 une remise en question de la place spécifique du conseil des maîtres et de l’ensemble des relations entre les personnels ;
 une possible remise en cause du statut des PE fonctionnaire d’Etat.

Il attaquerait la place spécifique du conseil des maîtres et l’ensemble des relations entre les personnels.

Nos organisations se prononcent contre tout statut de directeur-trice et tout statut d’établissements autonomes. Elles porteront leurs revendications pour une meilleure reconnaissance de la direction d’école, passant notamment par une augmentation des décharges de service, une amélioration financière, une aide administrative pour chaque directeur et directrice avec des emplois statutaires de la Fonction publique.


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