Formation initiale et concours d’enseignement

Formation initiale et concours d’enseignement

Formation initiale et concours d’enseignement :
nouveau coup de force contre la démocratie !

Montreuil, le 10 juillet 2024

À la veille des élections législatives, un gouvernement déjà désavoué par les élections européennes a reculé sur un point de sa réforme de la formation des enseignants et des concours, concédant que la première année de formation pour les lauréats des concours, initialement prévue comme une année d’étudiant gratifiée à 900 € mensuels, serait sous statut d’élève fonctionnaire, à 1400 € par mois.

Ceci ne répondait toutefois qu’en faible partie aux revendications et éludait la demande de report de la réforme demandée par toutes les organisations syndicales et, dans la mesure où il s’avère concrètement impossible de la mettre en œuvre, à la déclaration de présidents d’universités parisiennes annonçant qu’il n’y aurait pas de modification avant 2026.

Les résultats des élections législatives ont totalement discrédité Emmanuel Macron, sa politique et les gouvernements chargés de la mettre en œuvre.

Cependant Nicole Belloubet, Ministre de l’Éducation nationale d’un gouvernement en sursis, annonce vouloir publier le décret nécessaire à l’application de sa réforme.

La FNEC FP-FO dénonce ce nouveau coup de force contre la démocratie.

La FNEC FP-FO exige que ce gouvernement, qui n’a plus aucune légitimé, arrête immédiatement toute mise en œuvre de ses réformes délétères. Elle réitère la revendication unanime de report de la réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement.

Formation initiale et concours d’enseignement

La satisfaction des revendications, MAINTENANT !

Les résultats des élections législatives confirment la déroute du Président de la République et le profond rejet de la politique antisociale menée depuis 7 ans : la colère n’a cessé de s’exprimer malgré la répression.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron est totalement discrédité

Plusieurs ministres ont été battus : Stanislas Guerini, Sarah El Haïry… Leurs réformes doivent disparaître avec eux ! Et pourtant, le Président Macron demande au Ministre Attal de rester pour poursuivre sa politique !

Hors de question que les contre-réformes que nous combattons soient maintenues !

La FNEC FP-FO exige la satisfaction immédiate de toutes les revendications.

Les salariés pourront compter sur Force Ouvrière pour continuer à défendre les revendications, les libertés, les droits démocratiques et les faire aboutir par la mobilisation si nécessaire.


Satisfactions FNEC FP-FO

Communiqué à télécharger :

AESH et accompagnement  sur la pause méridienne

AESH et accompagnement sur la pause méridienne

La loi du 27 mai 2024 modifie deux articles du code de l’Education :
– Article L211-8 : « L’Etat a la charge : 8° De la rémunération du personnel affecté à l’accompagnement des élèves en situation de handicap durant le temps scolaire et le temps de pause méridienne. »
– Article L917-1 : « Les accompagnants des élèves en situation de handicap sont rémunérés par l’Etat durant le temps scolaire et le temps de pause méridienne. »

Cette loi ne modifie pas les missions des AESH, elle met à la charge de l’Etat (donc l’employeur principal) la rémunération du temps méridien. Si l’aide à la prise de repas est bien prévue par la circulaire n° 2017-084, pour autant, les AESH ne deviennent pas des gardiennes de cantine corvéables de 12h à 14h. L’accompagnement durant la pause méridienne ne doit se faire qu’au regard d’une notification, comme précédemment. Elle ne modifie pas non plus le statut de la pause méridienne qui n’est pas du temps de travail si l’AESH n’accompagne pas un élève.

Deux cas de figure se posent :
– l’AESH accompagnait déjà un élève (clause dans le contrat), dans ce cas, rien ne change, elle sera rémunérée par le rectorat, la Dsden… ;
– l’accompagnement n’est pas prévu au contrat et il est proposé à l’AESH de le prendre en charge. Dans ce cas, soit il y a une augmentation de la quotité horaire, soit un maintien de la quotité avec une réduction de l’accompagnement en classe. Ici, il y a modification d’une clause substantielle du contrat, puisqu’une mission est ajoutée avec potentiellement une modification du temps de travail. Le contrat fera donc l’objet d’un avenant.

Pendant cette période d’affectations des AESH et de préparation de la rentrée, il est important de vérifier que ces modifications soient faites dans les règles et qu’elles ne soient pas imposées sans aucune discussion.
En cas de refus, c’est une procédure de licenciement qui doit se mettre en place : un refus d’une modification substantielle ne vaut pas démission.
Cependant, si des collègues AESH ne veulent pas de ce temps supplémentaire, bien loin de leurs revendications, et parce que cette pause méridienne est nécessaire tant les conditions de travail sont dégradées, d’autres AESH souhaitent peut-être augmenter leur quotité de travail et peuvent effectuer cet accompagnement des élèves en situation de handicap sur la pause méridienne.

Pour rappel, le personnel AESH qui accompagnera l’élève en situation de handicap sur la pause du midi doit bénéficier obligatoirement d’une pause d’au moins 20 minutes (avant ou après ce temps du midi), et surtout, cette pause est comprise dans le temps d’accompagnement.
Pour la FNEC FP-FO, cette pause doit être suffisamment longue pour permettre à l’AESH de déjeuner sans pression et de souffler comme elle le ferait si elle n’accompagnait pas d’élève.

Formation initiale et concours d’enseignement

Refus de subir les déflagrations liées à la destruction par le Gouvernement de l’École publique

« Protocole de secourisme de santé mentale » : les Gouvernements détruisent l’Ecole publique
Les personnels refusent de subir les déflagrations

Dans la même logique que le protocole pHARe, chaque établissement ou circonscription doit désigner « une équipe ressource » avec au moins un personnel référent dans l’école ou l’établissement pour le « protocole de secourisme de santé mentale ».

La FNEC FP-FO rappelle que cette mission « secouriste de santé mentale » entraînant certains collègues dans une formation idoine ne fait pas partie des obligations de service (ORS) et interviendra pour chaque personnel désigné qui refuserait cette responsabilité.

Ce gouvernement en sursis et totalement illégitime n’a honte de rien. Il détruit tout, maltraite la jeunesse et les personnels, et leur demande de « porter une attention particulière aux signes de mal-être »… 

Plutôt que de demander toujours plus aux personnels en empilant les missions hors statut et de plus en plus éloignées de l’enseignement, il faut recruter des milliers de postes d’infirmières, de médecins scolaires, d’assistantes sociales, d’enseignants, d’enseignants spécialisés, de PsyEN, de CPE, des AED et des AESH avec des statuts et de vrais salaires…

La FNEC FP-FO s’opposera à toutes pressions de la hiérarchie pour désigner des « volontaires ».


Secourisme de santé mentale


Communiqué à télécharger :

Pas de trêve pour les revendications !

Pas de trêve pour les revendications !

Postes, classes, listes complémentaires… : pas de trêve pour les revendications !

Les syndicats de la FNEC FP-FO prennent leurs responsabilités et organisent le rapport de force pour faire aboutir les revendications.

FO réunit les collègues sur liste complémentaire, les contractuels non-renouvelés, s’adresse aux recteurs, organise les rassemblements et soutient les délégations, comme le 3 juillet à Amiens, Montpellier, Rouen, Dijon, Toulouse…

Suite à nos interventions, après les Académies de Clermont-Ferrand, Grenoble, Nantes, Nice, et Reims, ce sont les rectorats de Rennes et de La Réunion qui annoncent le recrutement de la totalité des candidats aux concours inscrits sur liste complémentaire.

Les bagarres se poursuivent pour contraindre les DASEN et les recteurs à revenir sur les fermetures de classes et à en ouvrir de nouvelles.

A Force Ouvrière, notre seule politique,

ce sont les revendications,

toutes les revendications,

rien que les revendications !


FNEC FP-FO


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