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SNUDI-FO 02, auteur sur SNUDI-FO 02 - Page 13 sur 123
Fortes chaleurs : mes droits, les obligations de l’employeur

Fortes chaleurs : mes droits, les obligations de l’employeur

Fortes chaleurs et températures caniculaires : mes droits, les obligations de l’employeur

Le directeur académique doit, comme représentant de l’employeur, respecter et faire respecter les parties du Code du travail qui s’appliquent aux fonctionnaires. Elle doit rappeler aux maires leurs obligations en matière de chauffage convenable.

Alors que le Ministère a mis à jour ses Recommandations aux directeurs d’école et chefs d’établissement pour prévenir les effets de la canicule en indiquant notamment :

Il appartient aux directeurs d’école et chef d’établissement, dans le respect des consignes données par les autorités académiques et départementales, d’apprécier l’opportunité de maintenir les sorties scolaires ou les évènements collectifs ou festifs selon leur nature et leur condition, au regard des risques d’exposition à la chaleur qu’elles présentent, notamment pour les élèves les plus jeunes et les plus fragiles.

Le SNUDI-FO 02 refait un point sur ce qui peut être fait pour préserver nos conditions de travail face aux températures excessives.

Si vous êtes confrontés à des températures trop élevées dans votre classe, FO vous invite à compléter une fiche SST voire, en fonction de la situation de procéder au signalement de danger grave et imminent avec un représentant FO en F3SCT et pour exercer un droit de retrait. Attention, cela ne signifie pas que vous quittez l’école dans l’instant ! Ce signalement prévient l’Administration que cela risque d’arriver si rien n’est mis en œuvre en urgence (en effet la fiche RSST dite d’observation du registre Santé et Sécurité au Travail n’est parfois pas adaptée à la gravité d’une situation de froid intense, son traitement par l’Administration peut durer des semaines avant l’examen en F3SCT !).

Le SNUDI-FO vous invite à faire des relevés de température dans différentes classes toutes les heures après l’envoi de la fiche pour établir que la mise en danger est durable.

ATTENTION ! Mesurez la température au milieu de la classe, à au moins 50 cm du sol et surtout pas contre un mur. La consigner avec précision : température relevée à heure, lieu, date.


Aucun texte réglementaire ne précise officiellement les températures “seuils” sur les lieux de travail.
Mais de nombreux organismes donnent des indications suite à des études poussées.
Et le code du travail est très clair quant aux obligations des employeurs sur la prise en charge de la santé sécurité au travail.

C’est donc bien aux employeurs, l’Éducation Nationale en l’espèce, que s’appliquent les dispositions du Code du travail relatives aux températures, en particulier.
Depuis 2002, plusieurs arrêts de la Cour de Cassation ont précisé que l’obligation générale de sécurité des employeurs (la hiérarchie de l’Éducation Nationale pour nous) était une obligation de sécurité de résultat dans le domaine de la protection de la santé et de la sécurité des salariés.

Pour FOil n’est pas envisageable de travailler par des températures présentant un danger pour la santé des personnels et des élèves ! 


Le SNUDI-FO 02 invite toutes les équipes confrontées à des températures «insupportables» :
à faire un SIGNALEMENT journalier sur le Registre Santé et Sécurité au Travail avec un relevé des températures des salles de classe.
– à saisir le médecin scolaire pour faire consigner les cas de malaise des élèves
– à aller voir votre médecin si besoin qui établira un certificat initial d’accident du travail. (Contacter le syndicat pour la démarche)
– à informer les parents d’élèves de la situation qui peuvent également saisir la Direction académique et les services de la Mairie

Le SNUDI-FO 02 vous invite également :
– à appeler le SAMU à la moindre suspicion d’un coup de chaleur,
– à faire un signalement de tout malaise ou hyperthermie (à la mairie, à l’IEN, au Président de la F3SCT D (le DASEN) et aux représentants FO à la F3SCT D).
– à saisir le Médecin scolaire, le DDEN, à alerter les parents.

Rapport du Conseil d’Orientation des  Retraites : toujours plus d’efforts pour les  travailleurs !

Rapport du Conseil d’Orientation des Retraites : toujours plus d’efforts pour les travailleurs !

Communiqué de presse

Rapport du Conseil d’Orientation des Retraites : toujours plus d’efforts pour les travailleurs !

Le projet de rapport du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) de juin 2025, annonce un déficit du système des retraites de 6,6 milliards d’euros en 2030.

Il n’y a aucune surprise sur l’existence de ce déficit, la Cour des Comptes dans son rapport sur la situation financière du système des retraites à la suite de la mission flash du Premier Ministre, l’avait déjà prévu. La Cour indiquait alors qu’il ne mettait pas en péril le système de retraite par répartition.

Toutefois, c’est en s’appuyant sur ce déficit que le COR propose 4 leviers pour rééquilibrer les régimes des retraites : modération de la revalorisation des pensions, hausse des contributions des salariés, hausse des contributions des employeurs et un recul de l’âge de départ à la retraite.

Une fois encore, la recherche de ressources pour l’équilibre du système des retraites repose soit sur les retraités soit sur les travailleurs !

Une nouvelle fois, la proposition du COR est un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite à 66 ans, effort déjà engagé en 2023 malgré le rejet de l’ensemble des organisations syndicales et les nombreuses manifestations !

Le maintien d’un déficit du système de retraite moins de 2 ans après la dernière réforme reculant l’âge de départ à la retraite à 64 ans prouve bien que celle-ci était injuste et injustifiée.

FO réaffirme sa revendication pour l’abrogation de la réforme des retraites de 2023 !

FO s’opposera à toute nouvelle réforme des retraites qui reculerait encore l’âge de départ à la retraite et ne votera pas le rapport du COR avec cette orientation.

Paris, le 11 juin 2025


Communiqué à télécharger :

Assez du chaos ! La ministre doit répondre !

Assez du chaos ! La ministre doit répondre !

Mobilisations dans les vies scolaires, les établissements et les écoles !

Poignardée par un élève, notre collègue assistante d’éducation est décédée le 10 juin !

« Soutien le plus total » de la ministre ? Cette dernière, soyons clairs, est beaucoup plus prompte à prendre des mesures contre l’Ecole ! 

Car aujourd’hui, l’École manque de tout !

Face à cette situation, le gouvernement ne répond que par des mesures et des discours opportunistes…

Dans cette situation, la FNEC FP-FO appelle l’ensemble des personnels à se réunir dans les établissements, les écoles et les services, à s’adresser aux parents d’élèves pour discuter et décider des moyens de faire aboutir les revendications.


FNEC FP FO Chaos


Communiqué à télécharger :

Rassemblement intersyndical Jeudi 19/06 à 18h00 pour notre collègue Assistante d’Éducation

Rassemblement intersyndical Jeudi 19/06 à 18h00 pour notre collègue Assistante d’Éducation

Le SNUDI-FO 02 se joint au rassemblement intersyndical (SNUDI-FO, SUD, FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT) de solidarité pour Mélanie, Assistante d’Éducation, assassinée à Nogent (Haute-Marne) la semaine dernière.

Le SNUDI-FO 02 invite tous les collègues à se retrouver ce jeudi 19 juin à partir de 18 h devant les grilles de la Cité administrative de Laon, pour apporter soutien à la famille de Mélanie et à ses proches, et bien entendu aux personnels, et aux familles de cet établissement.

Notre premier réflexe doit être celui de la solidarité
de toute la communauté des personnels de l’Education Nationale.

L’école doit être un lieu protégé où les élèves et les personnels se sentent en sécurité. Il est de la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale de construire une école juste, bienveillante, qui accompagne les élèves dans leurs difficultés et protège les personnels.

L’école est un service public détérioré par l’asphyxie budgétaire,
il y a urgence à donner la priorité à l’école.

Ce drame nous rappelle aussi à quel point les Assistant(e)s d’Éducation sont exposé(e)s aux violences et aux nombreux dysfonctionnements au sein de l’Education Nationale. Nous ne cessons de le répéter : les Assistants d’Éducation sont des personnels d’une importance cruciale au sein des établissements scolaires, ce qui rend la précarité dans laquelle ils (et elles) sont plongés d’autant plus inacceptable. Il est plus que temps de reconnaître à leur juste valeur, leur place et l’importance de leurs missions au sein de l’Education Nationale et d’abonder les établissements scolaires en moyens humains dont ils ont besoin.

Le SNUDI-FO 02 dénonce l’acte inqualifiable de ce jeune collégien et rappelle que l’Ecole doit rester un lieu protégé où les élèves et les personnels doivent travailler en toute sécurité et que c’est l’Etat-employeur qui en est responsable.

 

Courrier intersyndical au 1er Ministre : les femmes enceintes pénalisées !

Courrier intersyndical au 1er Ministre : les femmes enceintes pénalisées !

Bagnolet, vendredi 6 juin 2025

à :
Monsieur François Bayrou, Premier ministre,
Madame Aurore Bergé, Ministre déléguée auprès du Premier ministre,
chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations
Monsieur Laurent Marcangeli, Ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification

Objet : pénalisation des agentes de la fonction publique pendant la grossesse, une attaque inacceptable

Monsieur le Premier ministre,
Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,

Nos organisations syndicales dénoncent solennellement une mesure discriminatoire d’une gravité inacceptable à l’encontre des femmes en situation de grossesse exerçant dans la fonction publique.

À compter du 1er mars 2025, vos choix politiques impliquent que les femmes en situation de grossesse placées en congé maladie ordinaire – hors congé pour grossesse pathologique ou congé maternité – subiront une perte de rémunération de 10 % dès le premier jour d’arrêt. Ainsi, une femme dont la grossesse est déclarée mais qui serait contrainte de s’arrêter quelques jours sur avis de son médecin verra sa rémunération amputée.
Ce choix politique constitue une discrimination sexiste manifeste et une attaque contre les droits des femmes et leurs conditions matérielles de vie. Il renvoie à une époque que nous pensions révolue où les droits des travailleuses étaient suspendus à leur capacité à rester « productives » malgré les difficultés physiques liées à la maternité.

Est-ce ainsi que votre gouvernement entend défendre les droits des femmes ?

La baisse de la rémunération dès le deuxième jour d’arrêt maladie rend coupable tous les agents et agentes d’être malades : elle est intrinsèquement injuste et nous continuons de la dénoncer. Mais, au XXIe siècle, rien ne peut justifier qu’un gouvernement, prétendument attaché à l’égalité entre les femmes et les hommes, puisse faire peser sur les agentes enceintes une sanction financière injuste sans tenir compte des réalités médicales, sociales ou professionnelles liées à leur grossesse. Cette décision est d’autant plus scandaleuse qu’elle touche un secteur, la fonction publique, où les inégalités salariales, les retards de promotion, les carrières hachées, les temps partiels imposés et la précarité contractuelle sont structurellement présentes.

Vous ajoutez à ces inégalités une violence économique supplémentaire.

Et pour rappel, en 2018, le Parlement avait corrigé par amendement la dimension sexiste de l’instauration du jour de carence en le supprimant pour les femmes enceintes, montrant sa capacité à entendre les alertes et revendications, dont celles portées par nos organisations syndicales.
Nous exigeons :
– le retrait immédiat de la baisse de la rémunération des jours d’arrêt maladie, injuste pour l’ensemble des agent⋅es de la fonction publique ;
– la garantie pleine et entière du maintien de salaire pour toute femme enceinte placée en congé maladie ordinaire sur avis médical quelle qu’en soit la nature ;
– des politiques de santé au travail dans la fonction publique qui prennent réellement en compte la santé globale des femmes au travail mais aussi les parcours de maternité et le retour à l’emploi.

Pour nos organisations syndicales, sanctionner les femmes parce qu’elles sont enceintes ne relève pas d’une politique liée aux contraintes budgétaires : c’est une régression, c’est une attaque contre toutes les femmes et c’est une faute.

Nous attendons donc un retrait clair et assumé de cette mesure inégalitaire.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, en notre détermination collective.

Sylviane Brousse
Coordinatrice de la CGT Fonction publique

Christian Grolier
Secrétaire général de l’UIAFP-FO

Mylène Jacquot
Secrétaire générale de l’UFFA-CFDT

Luc Farré
Secrétaire général de l’UNSA Fonction publique

Caroline Chevé
Secrétaire générale de la FSU

Gaëlle Martinez
Déléguée générale de Solidaires Fonction publique

Stanislas Gaudon
Président de la Fédération des Services publics CFE-CGC

Pascal Kessler
Président de la FA-FP


Communiqué à télécharger :