Ce groupe de travail a réuni des directeurs d’écoles de toutes les circonscriptions du département (tailles et configurations d’écoles variées) dont Pauline Declerck, représentante du SNUDI-FO de l’Aisne, en présence de M. Vaas (IEN-A), Mme Ben Hamou, Mme Coquelle et Mme Rezzouki (référentes départementales pour les directeurs d’école), Mme Lacout (CP Adjointe à l’IEN-A), Mme Locko (référente départementale pour le harcèlement chargée du 1er degré), Mme Kocet (IEN SEI).
Expérimentation Geffray sur la carte scolaire
M. Vaas évoque l’expérimentation Geffray sur la carte scolaire. Le ministre de l’Education nationale annonce mettre en place une expérimentation inédite de construction de la carte scolaire dans 18 départements, dont l’Aisne.
Cette expérimentation reposerait sur un changement de méthode : à partir d’une projection démographique pluriannuelle, les acteurs de ces territoires travailleraient ensemble leur carte scolaire. Différents critères seraient pris en compte, notamment les effectifs attendus et les contraintes de transport propres à chacun. Un schéma d’emploi cohérent en résulterait et serait présenté en loi de finances.
M. Vaas indique que 12 réunions à ce sujet se tiendront (1 par circonscription), pour rencontrer les élus locaux, puis le Recteur et le DASEN rencontreront les grands élus.
Il précise que l’enquête envoyée aux directeurs par la DIPRED concernant la structure des écoles était liée à cette expérimentation.
Pour le SNUDI-FO, Pauline Declerck interroge M. Vaas concernant les échéances pour la carte scolaire 2027, dont le calendrier sera forcément impacté par l’organisation de l’élection présidentielle.
M. Vaas évoque le mois de novembre 2026 comme délai pour avoir finalisé la carte scolaire 2027.
Le SNUDI-FO rappelle ses exigences concernant la carte scolaire :
– Annulation de toutes les suppressions de postes et création de tous les postes statutaires nécessaires !
– Création de tous les postes spécialisés et de remplaçants à hauteur des besoins !
– Création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux !
Présentation du plan quadriennal de formation
M. Vaas présente le modèle de formation 2026-2030. Ce modèle prendra appui sur le diagnostic initial réalisé via les évaluations nationales, de cycle, les observations en classe, les besoins exprimés par les équipes, le projet d’école.
Différents dispositifs complémentaires pourront être combinés : animations pédagogiques (sur les 18h : tutorat, modules Magistère, regards croisés, accompagnement en classe), constellations (30h=18h+12h, filées sur un an ou deux), résidences pédagogiques (30h=18h+12h) massées (sur 1 semaine) ou filées (sur une année scolaire).
Sur les quatre années, respect des volumes minimaux nationaux : 24h en français, 24h en mathématiques, 24h dans d’autres champs disciplinaires.
M. Vaas précise que les constellations et les résidences pédagogiques seront mises en place en fonction des besoins des écoles, certaines écoles pourront ne pas en avoir.
Le SNUDI-FO 02 rappelle que le décret n° 2017-44 du 29 mars 2017 définissant les obligations réglementaires de service des PE précise : « 18 h consacrées à des actions de formation continue, pour au moins la moitié d’entre elles, et à de l’animation pédagogique ». Ne figure dans ce texte aucune notion d’animation ou de formation obligatoire. Ce qui est obligatoire, c’est de consacrer chaque année 18 heures « à des actions de formation continue », et « à de l’animation pédagogique ». La notion d’animation ou de formation obligatoire n’existe pas.
Elèves à besoins éducatifs particuliers
Mme Kocet, IEN SEI, rappelle les constats issus des travaux du précédent groupe Blanchet à ce sujet. Les problèmes rencontrés en classe sont des problèmes d’origine pédagogique, liés au handicap, d’ordre éducatif, social ou médical.
Pour les situations d’EBEP résistantes (non solutionnées), il s’agit :
1) De situations avec solutions proposées mais avec des carences de réponses ;
2) De situations avec opposition de la famille, ou difficultés de communication avec la famille ;
3) D’une méconnaissance des bons chemins à suivre.
Mme Kocet rappelle le cadre légal de l’école inclusive :
– L’école adapte ;
– La circonscription accompagne les équipes ;
– Le PAS coordonne et propose des solutions via les différents partenaires ;
– La MDPH compense le handicap (droits, PPS).
Une note départementale concernant la gestion des élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP) sera publiée en septembre 2026 pour guider les équipes dans la gestion et l’accompagnement de ces élèves.
Mme Kocet indique que 16% des saisines PAS aboutissent à la réalisation d’un dossier MDPH. Les familles ont cependant le droit de saisir la MPDH sans passer par le PAS, il s’agit d’une situation de droit commun.
Mme Kocet précise que les AESH qui accompagnent des élèves sur le temps de pause méridienne doivent le faire dans le cadre d’un avenant à leur contrat de travail. Cela ne peut être géré par affectation d’une AESH par le GAH (gestionnaire d’accompagnement humain, ex-coordonateur PIAL) car la ZAH (zone d’accompagnement humain, ex-PIAL) serait excédentaire.
Le SNUDI-FO rappelle son exigence de défense de l’enseignement spécialisé et adapté.
Les Registres de Santé et de Sécurité au Travail (RSST) comportent de très nombreux signalements en lien avec l’inclusion. La politique d’inclusion systématique et forcée s’oppose à une prise en charge réelle des élèves dans un cadre spécialisé ou adapté avec le cas échéant les soins nécessaires à leur situation. Cette orientation conduit à une mise en danger des personnels et des élèves.
Le SNUDI-FO revendique :
– Ouverture des places nécessaires en ESMS, non aux externalisations !
– Un Statut et un vrai salaire pour les AESH, abandon des PIAL, abandon des PAS !
Le SNUDI-FO continuera à porter ses revendications concernant la direction d’école :
– Abrogation de la loi Rilhac ! Non au transfert de compétences des IEN vers les directeurs !
– Augmentation des quotités de décharge pour toutes les écoles ! Pas d’école sans décharge hebdomadaire !
– Recrutement massif et immédiat de personnels sous statut pour permettre ces augmentations de quotité de décharge !
– Une réelle amélioration financière : 100 points d’indice pour tous les directeurs !