Depuis des années, la charge de travail imposée aux directeurs par le ministre et ses représentants, au mépris du décret de 1989 sur la direction d’école qui détermine précisément leurs missions, ne fait que s’accentuer. Avec la crise sanitaire, les protocoles successifs à mettre en œuvre, les ordres et les contrordres, ces injonctions sont devenues insupportables pour les directeurs.
C’est dans cette situation que la proposition de loi Rilhac sur la direction d’école, votée par l’Assemblée Nationale en juin 2020, va maintenant passer au Sénat mercredi 10 mars 2021.
La proposition de loi Rilhac est donc un premier pas vers la mise en place de directeurs Supérieurs hiérarchiques, chefs d’établissements soumis à toutes les pressions locales au sein d’écoles devenues autonomes.
La proposition de loi Rilhac n’est pas amendable. Le SNUDI-FO en demande son retrait pur et simple.
Le SNUDI-FO propose aux autres organisations syndicales de s’exprimer à nouveau en commun en ce sens.
Les collègues ayant « bénéficié » d’un rendez-vous de carrière durant l’année scolaire 2019/2020 (voire jusqu’octobre) ont reçu leur appréciation finale au plus tard le 15 janvier 2021 (normalement le 7 janvier dans l’Aisne).
Les collègues avaient alors 30 jours (7 février) suite à la réception de cette appréciation pourdéposer un recours gracieux auprès de l’IA DASEN pour révision de celle-ci.
L’IA DASEN a alors à son tour 30 jours pour répondre.
L’absence de réponse à l’issue des 30 jours équivaut à un refus.
Dans certains départements, ces délais sont écoulés ou sur le point de l’être.
Nous attirons votre attention sur le fait que nous allons entrer ou sommes déjà entrés (selon les départements) dans la période de saisine de la CAPD pour révision de l’appréciation en cas de rejet du recours gracieux (réponse négative ou absence de réponse).
Les collègues disposent donc de nouveau de 30 jours suite au rejet du recours pour saisir la CAPD.
Le SNUDI-FO 02 peut répondre à vos questions à ce sujet.
Les mobilisations se poursuivent et s’amplifient contre les fermetures de classe, notamment en milieu rural mettant ainsi le ministère et le gouvernement sous pression.
Ainsi, la secrétaire d’Etat à l’Education prioritaire Nathalie Elimas, s’exprimant au nom du ministre Blanquer, répond à un Sénateur mercredi 3 février lors des questions au Sénat : » Depuis la rentrée 2020, aucune fermeture de classes ne s’est faite dans les communes de moins de 5 000 habitants sans l’accord du maire. Il n’y a pas de raison que cela change.Le travail fin est en cours avec tous les élus en ce sens.«
Interrogée par un journaliste après la séance, elle confirme : « Nous ne fermons ni école ni classe dans les petites villes de moins de 5000 habitants sans accord du maire.«
Le SNUDI-FO 02 ne manquera pas de demander un éclaircissement à l’ IA-DASEN sur cette question.
Le ministre annonce la création de 2489 postes à la rentrée prochaine mais au final, dans les départements, cela aboutit le plus souvent à une avalanche de fermetures de classes et de fusions d’écoles.
C’est d’autant plus vrai enzone rurale puisque les IA-DASEN et recteurs indiquent que le dispositif visant à ne pas fermer de classes dans les communes de moins de 5.000 habitants sans l’accord du maire ne sera pas reconduit cette année.
Bref, la mise en place des TER « Territoires Éducatifs Ruraux » visant à encourager l’ingérence des élus locaux dans l’Ecole publique se généralise en se basant sur la confusion entre activités scolaires et activités périscolaires.
D’un côté, le ministre prépare une véritable saignée dans les écoles rurales, et de l’autre il met en place des projets éducatifs de territoire (PEdT) puissance 10 !
Le SNUDI-FO pour sa part revendique l’abandon du dispositif des « Territoires Educatifs Ruraux » !
Le SNUDI-FO revendique la stricte séparation entre le scolaire et le périscolaire !
Mardi 26 janvier, par la grève et la manifestation, les personnels de l’Education Nationale ont réaffirmé leurs exigences de créations massives de postes et de recrutement immédiat de personnels, en particulier les candidats au CRPE inscrits sur liste complémentaire, d’augmentation des salaires et leur rejet du Grenelle
Alors que se tiennent en ce moment dans les départements les opérations de carte scolaire pour septembre 2021 avec leur cortège de fermetures de classes, la colère qui s’est exprimée le 26 janvier ne retombe pas…
La colère continue de monter dans les écoles !
Les personnels et les parents d’élèves refusent les fermetures de classes prévues à la rentrée, ils veulent un recrutement immédiat de personnels sur liste complémentaire pour alléger les effectifs, pour assurer le remplacement des personnels en congé
Le SNUDI-FO soutient toutes les mobilisations en cours et invite ses syndicats départementaux à les multiplier, dans le cadre le plus unitaire possible.
La FNEC FP-FO lance, par l’intermédiaire de son Secrétaire Général, une invitation à une intersyndicale.