Concours PsyEN EDA 2023 :  Des résultats à nouveau  catastrophiques !

Concours PsyEN EDA 2023 : Des résultats à nouveau catastrophiques !

Dans un contexte de mobilisations massives pour le retrait de la réforme des retraites mais aussi contre le « pacte » du ministre Ndiaye ou contre la réforme Grandjean du lycée professionnel, les résultats de l’admissibilité aux différents concours enseignants font craindre une rentrée 2023 catastrophique.

De la même manière, les résultats du concours de Psychologue de l’Education Nationale spécialité Education, Développement et Apprentissages (PsyEN EDA), qui sont tombés à la fin du mois d’avril, sont très inquiétants.

Seulement 99 candidats sont admis pour 130 postes offerts au concours externe alors que 3 sont admis sur 5 au 3ème concours, soit au total 33 postes de PsyEN EDA non pourvus pour la rentrée 2023 ! Le taux de satisfaction d’admission est de 35,36%… Rappelons que lors du concours 2022, 29 postes de PsyEN EDA étaient déjà restés vacants.

Alors que les personnels et les postes de PsyEN manquent déjà dans les écoles depuis plusieurs années, la situation ne pourra donc qu’empirer à la rentrée prochaine. Au moment où le nombre d’élèves à suivre et les situations nécessitant l’intervention des PsyEN sont exponentiels, cette baisse du recrutement accentuera la dégradation des conditions de travail des PsyEN EDA, mais aussi de tous les personnels, dont les élèves seront moins suivis.

Déjà, les PsyEN EDA ne peuvent plus répondre à toutes les demandes et ont des secteurs de plus en plus importants à gérer, voire doivent intervenir sur les secteurs restés vacants avec des prises en charge d’élèves au pied levé et sans suivi !

Cette situation ne pourra qu’empirer avec l’acte 2 de l’école inclusive annoncé par le président Macron lors de la Commission Nationale du Handicap, avec lequel le ministre prévoit d’aller plus loin dans l’inclusion scolaire systématique en intégrant les établissements médico-sociaux dans les établissements et en réduisant les moyens humains !

Depuis la publication du décret de 2017 créant le corps des PsyEN (contre lequel seule la FNEC FP-FO avait voté), impossible désormais pour un professeur des écoles de devenir psychologue et d’occuper des postes restés vacants! Impossible pour les IA-DASEN d’ouvrir des formations aux enseignants afin qu’ils préparent un diplôme d’Etat pour accéder aux postes de psychologues !

La seule solution qui reste aux IA-DASEN est le recours de plus en plus massif à des psychologues contractuels, précaires et sous-payés, qu’ils ont d’ailleurs souvent du mal à recruter !

Le SNUDI-FO ne se résout pas à cette situation inacceptable et exige plus que jamais :
– Un RASED complet pour 800 élèves ;
– La création de postes de PsyEN EDA à hauteur des besoins ;
– La création d’une brigade de PsyEN EDA remplaçants dans chaque département ;
– Le retour à la possibilité pour les enseignants du 1er degré de devenir psychologues après une formation et le passage d’un diplôme d’Etat ;
– La titularisation de tous les psychologues contractuels qui le souhaitent ;
– L’abandon de l’acte 2 de l’Ecole inclusive ;
– Le retrait du « pacte » Macron-Ndiaye et l’abrogation de la réforme des retraites.


Communiqué à télécharger :

Recours mouvement interdépartemental  (audience avec le ministère).

Recours mouvement interdépartemental (audience avec le ministère).

Compte-rendu de l’audience « recours mouvement interdépartemental » du 26 mai 2023 avec le ministère

Une délégation du SNUDI FO a été reçue ce vendredi 26 mai au matin en audience par la DGRH au sujet des recours aux refus de mutation interdépartementale.

La DGRH a reprécisé que l’ensemble des recours faits avait un sens si les collègues concernés participaient bien à la phase manuelle d’ineat-exeat.

Le SNUDI-FO a de nouveau défendu plusieurs dizaines de dossiers, en apportant de nouveaux éléments et arguments à la DGRH.

Au 7 mai (date limite d’envoi des recours au ministère), le SNUDI-FO a été mandaté par 180 collègues environ. Le syndicat a présenté et argumenté sur les situations individuelles particulières ; il a également dénoncé le blocage général des perspectives de mutation pour toujours plus de collègues.

Le ministère avance l’idée d’un déplafonnement des barèmes pour séparation de conjoint au-delà de 4 ans. Le SNUDI-FO a répondu que si certains pouvaient peut-être en tirer bénéfice, cela ne règlera pas la problématique de la non mutation dans un très grand nombre de départements dans lesquels on a constaté l’inflation des barèmes d’entrée. Il a revendiqué que tous les collègues avec 4 ans de séparation soient mutés automatiquement, 4 ans étant déjà trop.

Alors que certaines académies (notamment en région parisienne) vont de nouveau ne pas faire le plein des admis aux CRPE en 2023 (des centaines de postes ne seront pas pourvus), le SNUDI-FO a rappelé que le ministère avait une responsabilité pleine et entière sur cette situation : la dégradation des conditions de travail par l’empilement des contre-réformes tout comme la masterisation et les conditions d’accès au concours, en plus de l’indigence des salaires des PE. Le ministère reconnaît que la problématique à trouver un logement se développe dans un nombre important de départements.

Le manque de personnels titulaires et d’affectations de fonctionnaires stagiaires ont des conséquences dramatiques.

Le SNUDI-FO a de nouveau dénoncé le scandale des collègues ayant obtenu 800 pts mais qui n’obtiennent pas leur mutation. Pour le SNUDI-FO, dès lors que la médecine des personnels et donc les DASEN attribuent les 800 pts dans un département quel qu’il soit, la mutation doit être accordée !

Le ministère a refusé cette demande et a indiqué que le « calibrage » des permutations entre départements n’était pas modifiable.

Pour le SNUDI-FO, cette réponse n’est pas entendable. L’urgence ne peut pas être à géométrie variable en fonction du département de départ ou d’arrivée.

La FNEC FP-FO a d’ailleurs saisi le ministre de ce problème lors de la F3SCT (Formation Spécialisée Santé Sécurité Conditions de Travail) ministérielle du 12 mai 2023. Elle y a exigé que toutes les situations puissent être réexaminées et que des solutions de nature à préserver la santé des personnels soient trouvées. 

Le ministère a indiqué qu’il laissait la possibilité aux départements de procéder à des échanges terme à terme dès lors que cela maintenait un solde égal entre entrées et sorties.

Pour conclure, le ministère a confirmé qu’il finaliserait des échanges éventuels avec les DASEN la semaine prochaine pour appuyer certaines de nos demandes et que les échanges d’ineat-exeat entre départements devaient être finalisés au 1er juillet 2023.

Départ à la retraite des enseignants du 1er degré à date anniversaire : un pas en avant, deux pas en arrière !

Départ à la retraite des enseignants du 1er degré à date anniversaire : un pas en avant, deux pas en arrière !

L’intersyndicale continue d’affirmer « Notre premier combat est le retrait de la réforme des retraites. » (communiqué du 15 mai)

Désormais, les enseignants du 1er degré pourront partir en retraite à date anniversaire (au plus tôt à 64 ans donc), ce qu’a confirmé le ministre Ndiaye le 3 mai.

Cela ne rend pas la loi sur les retraites plus acceptable !

D’un côté, le gouvernement impose deux ans de travail supplémentaires aux enseignants, augmente pour certains la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein… et de l’autre il consent à leur permettre de partir en retraite à date anniversaire ! Un pas en avant, deux pas en arrière !

Le SNUDI-FO revendique la possibilité pour les enseignants de partir en retraite à date anniversaire…
mais bien avant 64 ans !

Le SNUDI-FO appelle les personnels à la grève mardi 6 juin, dans le cadre de l’appel interprofessionnel. 

Abrogation de la loi Macron !


230512 Communiqué SNUDI-FO retraite PE

Communiqué à télécharger :

Macron et Ndiaye en rêvaient… Le Sénat le fait !

Macron et Ndiaye en rêvaient… Le Sénat le fait !

Mardi 11 avril, une proposition de loi intitulée « pour l’école de la liberté, de l’égalité des chances et de la laïcité », dite proposition de loi Brisson, a été étudiée par le Sénat puis transmise à l’Assemblée nationale.

Cette proposition de loi conforte et porte même jusqu’à son paroxysme la volonté du président Macron et du ministre Ndiaye de privatiser l’Ecole de la République en remettant en cause le statut des personnels :
– des contrats entre les écoles et le rectorat !
– des objectifs à atteindre !
– une autorité hiérarchique pour les directeurs chargés d’évaluer les enseignants !
– des jardins d’enfants à la place de l’école maternelle !
– des affectations sur la base « d’engagement réciproque » !

Le SNUDI-FO rejette toutes les attaques en cours contre l’Ecole publique et le statut des enseignants, que ce soit le pacte Ndiaye, la mise en œuvre de la loi Rilhac ou la proposition de loi Brisson.


SNUDI FO


Communiqué à télécharger :

Déclaration intersyndicale : Réunion AESH du 12 avril 2023

Déclaration intersyndicale : Réunion AESH du 12 avril 2023

Les AESH ont mis au jour ces dernières années leur forte capacité de mobilisation pour dénoncer des conditions de travail et des salaires inacceptables. Des dizaines de milliers d’AESH subissent la précarité et sont aujourd’hui dans une situation de grande pauvreté aggravée par le contexte inflationniste actuel. Or, malgré la pression et les difficultés des DSDEN à recruter des personnels AESH, le ministère est resté toujours sourd aux revendications des AESH, celles d’un vrai statut pour les AESH, de l’augmentation des salaires et de l’abandon des PIAL.

L’accès au CDI au bout de trois ans ne reconnaît pas la valeur professionnelle des AESH, ne résout absolument pas l’absence d’attractivité du métier et laisse les AESH dans la même situation de précarité. Les droits des AESH sont bafoués : le temps de pause est parfois sacrifié, les risques d’accidents du travail sont amplifiés par le nombre d’élèves accompagnés, les différents lieux d’intervention se multiplient, les trajets s’étendent, des AESH subissent des décisions de non-renouvellement en raison de leur situation médicale…

La grille salariale est totalement tassée sur les 3 premiers échelons. Les temps incomplets imposés placent la plupart des AESH sous le seuil de pauvreté et ne leur permettent pas de vivre dignement de leur travail. La solution qui consiste en une mise à disposition à la territoriale dans le cadre du périscolaire -actuellement en cours dans certains départements- n’est pas acceptable. Le versement d’une indemnité REP-REP+, dont le montant est en-deçà de 36% à celui que perçoivent les autres personnels exerçant en éducation prioritaire et l’annonce d’une augmentation de seulement 10% du budget alloué à la rémunération des AESH apparaissent comme une provocation.

La généralisation des PIAL a dégradé les conditions de travail pour les AESH : emplois du temps éclatés, remplacement au pied levé des collègues absentes et absents, déplacements du jour au lendemain sans aucun respect du travail ni de l’intérêt des élèves.

En outre, depuis l’annonce le 10 janvier 2023 par la Première Ministre du report de l’âge légal de départ à la retraite à64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation, les AESH, comme l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, et plus largement les salariés, ont très massivement pris part aux journées de grève et de manifestation pour le retrait de cette réforme.

La colère est immense face à l’obstination du gouvernement et du président à maintenir cette réforme refusée par la quasi-totalité de la population.

Nous exigeons du ministère des mesures immédiates pour obtenir un statut de fonctionnaire et pour améliorer les salaires et les conditions d’emploi des AESH.

  • –  la création d’un véritable statut de la Fonction publique d’État, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH ;

  • –  l’augmentation des rémunérations de toutes et tous sur toute la carrière ;
  • –  la garantie de pouvoir travailler à temps complet sur la base d’un accompagnement élève à 24 heures ;
  • –  l’abandon des PIAL et de la politique de mutualisation des moyens ;
  • –  l’accès à une formation initiale et continue qualifiante à la hauteur des missions ;
  • –  le recrutement des AESH qui manquent pour permettre à tous et toutes les élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement correspondant pleinement à leurs besoins ;

Nous, organisations syndicales CGTéduc’action, FNEC FP-FO, FSU, SNALC, SNCL, SUD Éducation, disons notre détermination à obtenir le retrait de la réforme des retraites et à en finir avec l’insupportable précarité des AESH et leur garantir la reconnaissance d’un véritable métier.


Déclaration à télécharger :