SNUDI-FO 02

Meilleurs voeux pour 2018 !

mercredi 3 janvier 2018 par SNUDI-FO 02

Le SNUDI-FO 02 vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2018.

Que 2018 soit l’année du renforcement de l’indépendance syndicale, de la défense de notre statut et de la reconquête de nos droits et acquis !

Malheureusement les étrennes de notre gouvernement ne vont pas dans ce sens ! (A lire dans l’article...)

Ce qui est confirmé pour 2018 :

  • la réinstauration du jour de carence…
  • l’augmentation de la CSG de 1,7% (dont la compensation reste inacceptable et qui lèsera tous les fonctionnaires),
  • le gel du point d’indice,
  • la poursuite de l’augmentation de la retenue pour pension civile,

et donc une baisse des rémunérations sans précédent pour les enseignants et les fonctionnaires !

 

JOUR DE CARENCE

Dans le cadre du budget 2018, l’Assemblée nationale a voté fin novembre le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie, y compris pour les femmes enceintes. Ainsi, l’arrêt maladie ne sera rémunéré qu’à partir du deuxième jour.

Par cette mesure, le gouvernement veut « lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d’euros par an » et prouver qu'il crée de l'égalité entre les salariés du privé et ceux du public.

Or, selon une étude de l’Insee, le jour de carence appliqué en 2012 et 2013 a réduit « fortement » les absences pour raisons de santé de deux jours, mais augmenté celles de longue durée pour les fonctionnaires.

Dans le privé, où trois jours de carence sont imposés, l'employeur compense souvent la perte de rémunération. C'était le cas pour « deux tiers » des salariés en 2009, selon l'Insee. Ce n'est pas le cas pour les fonctionnaires. On crée donc un déséquilibre entre le public et le privé.

Pour FO fonction publique, cette décision « ne résout en rien le problème de l'absentéisme ni l'égalité de traitement entre le privé et le public ». « L'absentéisme n'est que le reflet de la dégradation des conditions de travail d'année en année dans des contextes de sous-effectifs »

 

AUGMENTATION DE LA CSG (+1,7%)

Concernant la CSG (Contribution Sociale Généralisée), il est prévu une compensation pour les fonctionnaires. Mais cette augmentation programmée de la CSG (+1,7%), qui va mettre en péril le financement de la protection sociale, sera simplement compensée. Ainsi, à la différence du secteur privé, il n’y aura pas d’augmentation du pouvoir d’achat, mais simplement compensation. Cela démontre clairement, une fois de plus, que l’alignement sur le privé ne se fait que lorsqu’il est défavorable aux fonctionnaires (exemple de l’alignement des retenues pour les retraites).

 

GEL DU POINT D’INDICE

Le ministre, reprenant la volonté présidentielle de réduction de la dépense publique, a confirmé le gel de la valeur du point d’indice pour 2018. Cet entêtement à geler la valeur du point d’indice (après 6 ans de gel 2010-2015) aura de nouveau un impact négatif fort sur le pouvoir d’achat des agents et, ne l’oublions pas, sur les droits à pension.

Pour rappel, un an avant l'élection présidentielle, en mars 2016, le Président de la République avait décidé de donner un coup de pouce « significatif » aux fonctionnaires en annonçant une hausse de 1,2 % du point d'indice. Cette hausse mettait fin à six années "blanches" de toute augmentation générale pour les quelque 5,3 millions de fonctionnaires de l'Etat, des collectivités locales et des hôpitaux.

On repart donc pour une période de disette.

 

RETENUE PENSION CIVILE

Cette retenue continue d’augmenter !! De 10,29% en 2017, elle passera à 10,56% en 2018 avant d’atteindre 10,83% en 2019 et 11,10% en 2020.

 

Le SNUDI FO continue de défendre ses revendications :

  • retrait des ordonnances ;
  • non à l’augmentation de la CSG et au jour de carence, maintien du financement de la Sécurité Sociale par les cotisations ;
  • maintien du statut général et des statuts particuliers ;
  • augmentation immédiate de 16 % de la valeur du point d’indice ;
  • retrait du PPCR ;
  • réemploi de tous les contrats aidés et leur intégration sur des emplois statutaires ;
  • maintien du baccalauréat et abandon du projet de loi instaurant la sélection à l’entrée à l’université ;
  • défense de l’enseignement professionnel sous statut scolaire ;
  • abrogation de toutes les lois visant à la territorialisation de l'école.

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