SNUDI-FO 02

Déclaration liminaire de la FNEC-FP FO au CDEN du 19 juin 2017

lundi 19 juin 2017 par FNEC FP-FO

Lundi 19 juin 2017 s’est tenu un CDEN avec à l’ordre du jour :

- La sectorisation des collèges
- Les transports scolaires
- Le coût moyen d’un collégien

La FNEC-FP FO était représentée par Thomas RUELLE et Julien SCHNEIDER

Ce CDEN s’ouvre au lendemain des élections législatives et un mois et demi après l’installation du nouveau Président de la République, de son gouvernement et donc du nouveau Ministre de L’Education Nationale. Durant ce 1er mois et demi de gouvernance, de nombreuses annonces ont été faites concernant l’Education Nationale : annonces sur les rythmes scolaires, sur la réforme du collège et sur les effectifs dans les classes de CP en éducation prioritaire.

Concernant les rythmes scolaires, l’annonce du retour à la semaine de 4 jours a suscité un espoir chez les enseignants du 1er degré qui n’ont jamais voulu de cette réforme qui a fortement dégradé leurs conditions de travail. Mais il faut voir plus loin : le projet de décret menace les congés et ouvre la voie à des calendriers scolaires locaux selon les PEdT. FO a pris ses responsabilités en votant CONTRE ce projet de décret lors du CSE du 8 juin 2017.

Concernant l’annonce des CP à 12 élèves en éducation prioritaire, si nous partageons l’idée que la baisse des effectifs dans les classes est un des axes majeurs de l’amélioration des conditions de travail des enseignants et de la réussite des élèves, nous considérons que ces baisses d’effectifs doivent bénéficier à toutes les classes, y compris hors éducation prioritaire. De plus, nous constatons, qu’à ce stade, aucun poste budgétaire n’a été débloqué au niveau national, ce qui ne peut conduire à détourner des moyens déjà insuffisants pour notre département. Pour FO, la création de CP à 12 en REP + ne peut se faire à moyen constant en «  réquisitionnant  » des collègues déjà nommés sur d’autres postes, remettant ainsi en cause leurs garanties statutaires d’affectation sur un poste. La suppression ou le redéploiement des postes des collègues «  plus de maîtres que de classes  » du jour au lendemain et après la première phase du mouvement empêche de fait les collègues de postuler sur un poste équivalent avec les priorités prévues dans le cadre d’une mesure de carte scolaire. FO n’accepte pas une telle remise en cause des garanties statutaire de ces personnels.

De plus, nous relevons que cette mesure va poser dans de nombreuses écoles des problèmes de locaux. En effet, si les écoles ne disposent pas de salles de classe supplémentaires, ces nouvelles classes prendront place dans les autres salles disponibles (informatique, BCD, les salles des maîtres, les salles des RASED,…) ou dans des structures mobiles type « Algéco ». De telles dégradations des conditions de travail sont inacceptables pour FO.

Au sujet des transports scolaires, le conseil général de l'Aisne a, depuis 1969, fait le choix de la gratuité totale des transports scolaires, à 35 000 élèves de la maternelle au baccalauréat, pour entre autre, faciliter l'accès à l'éducation des jeunes, dans un département rural, où les différents indicateurs sur le niveau scolaire se rapprochent difficilement de la moyenne nationale.

Le coût moyen par an et par élève transporté est d’environ 850 €, dont les familles axonaises n'ont donc pas, jusqu'à présent, à s'acquitter. Le transfert de cette compétence à des régions élargies, tel qu'annoncé, pose d'emblée la question du maintien de ce principe de gratuité pour les familles résidant dans certaines collectivités territoriales au détriment du principe d’égalité.

Concernant l’aménagement de la réforme du collège, le projet d’arrêté qui a été présenté ne modifie pas le fond de la réforme de Mme Vallaud-Belkacem. Cette année scolaire 2016-2017 a été particulièrement éprouvante pour les personnels dans un contexte de tensions, pressions et de surcharge de travail. Ce texte renvoie au local les arbitrages entre AP, EPI, et enseignements facultatifs. Cela renforce les inégalités, la concurrence entre les disciplines, les personnels et les établissements. C’est un pas vers plus d’autonomie. Ce que demandent les enseignants, ce n’est pas de devoir se battre collège par collège, conseil pédagogique par conseil pédagogique, pour obtenir de pouvoir enseigner leur discipline, le retour du latin, du grec, des classes bi langues ou des classes européennes. Ils ne veulent pas d’une autonomie des établissements renforcée.

Un vrai pas en avant serait de satisfaire ce que la majorité des organisations syndicales du second degré avec les personnels ont demandé pendant des mois : « l’abrogation de la réforme du collège et l’ouverture de discussions pour une autre réforme. » (Déclaration intersyndicale FNEC FP-FO, SNES-FSU, SNEP-FSU, CGT, SUD Education, Solidaires, SNALC-FGAF, CFE-CGC, à la séance du CSE du 8 juin 2017).

D’autre part, notre fédération rappelle sa condamnation de la signature, par la ministre Vallaud-Belkacem, quelques jours avant son départ, des textes transposant le non-protocole PPCR à l’Education nationale. Ces textes, publiés le même jour que plusieurs décrets d’application de la loi Travail sont l’étape indispensable pour mettre en œuvre l’individualisation totale des rémunérations, le recrutement des enseignants par le chef d’établissement et l’arbitraire local contre les droits à mutation garantis par le statut de la Fonction publique d’Etat. Dans la continuité des centaines de prises de position pour le retrait de la réforme de l’évaluation et du vote contre ces textes au CTM du 7 décembre 2016 (FO, CGT et SNALC), FO continuera à en demander l’abrogation au nouveau ministre Blanquer.

Les revendications sont :

  • Abrogation des décrets Peillon/Hamon concernant les rythmes scolaires
  • 4 jours pour tous (lundi, mardi, jeudi, vendredi), dans toutes les écoles, dans toutes les communes, sur 36 semaines
  • Maintien de la définition nationale des dates de vacances scolaires
  • Abandon de la territorialisation de l’école, abandon des PEdT, non à l’ingérence des collectivités territoriales, non à la confusion scolaire/périscolaire
  • Abrogation de la réforme du collège
  • Retrait de la réforme de l’évaluation
  • Augmentation des salaires, augmentation du point d’indice d’au moins 8%

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19 juin 2017
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